Suisse: L'église Saint-Jean à Lausanne fête son centenaire
Symbole d’un renouveau liturgique controversé à son époque
Lausanne, 6 septembre 2013 (Apic) L’église Saint-Jean de Cour à Lausanne fête son centenaire les 15 et 16 septembre 2013. Ce haut-lieu de spiritualité, qui a suscité la controverse à son époque, a eu un rayonnement dans toute la Suisse romande, dont les effets perdurent encore aujourd’hui, rappelle le 5 septembre 2013 l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) dans un communiqué.
Les festivités du centenaire de l’église Saint-Jean à Lausanne, fondée en 1913, entendent rendre hommage aux trois fondateurs: le pasteur Jules Amiguet (1867-1946), la donatrice Marguerite de Loÿs-Chandieu (1860-1938) et le peintre Louis Rivier (1885-1963). Au programme: un culte-cantate et un concert de G.F. Haendel.
«L’histoire de Saint-Jean n’est pas banale», écrit l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) dans son communiqué. Symbole d’un renouveau liturgique encore actuel, l’église Saint-Jean de Cour n’a rien de protestant au premier coup d’œil. Son architecture et sa décoration intérieure en font une œuvre d’art totale.
La peinture murale du chœur, représentant la Trinité, réalisée par l’artiste vaudois Louis Rivier, surprend par ses couleurs vives et par une réunion étrange de personnages qui ont les yeux tournés vers le Christ: saint François et saint Augustin côtoient Luther, Calvin, Viret… mais aussi Charlemagne.
Des idées controversées
Saint-Jean a pourtant été pensée par Jules Amiguet, un pasteur protestant. A l’époque, ses idées étaient rejetées par les uns, tandis que d’autres les trouvaient avant-gardistes.
Alors que le culte était d’une grande austérité, Jules Amiguet a voulu le rendre proche des gens. «Il a voulu que l’église soit toujours ouverte, décorée de fleurs, ce qui était rare. Il a déplacé la chaire de côté, et introduit les tapis aux couleurs liturgiques et surtout la célébration de la sainte cène le dimanche», explique le pasteur Philippe Bécholey sur le site de «bonne nouvelle», le mensuel de l’EERV. «Le culte d’aujourd’hui en Suisse romande lui doit beaucoup», constate-t-il. (apic/com/cw)



