Le document de travail est disponible
Synode des évêques pour les Amériques
Vatican, 10 septembre 1997 (APIC) Le document de travail (> du prochain Synode sur l’Amérique a été publié mercredi à Rome. L’assemblée synodale aura lieu au Vatican du 16 novembre au 12 décembre prochain sur le thème : >.
C’est à partir de ce texte que les débats et les communications des représentants synodaux vont s’élaborer. La rédaction de l’ «Instrumentum laboris» résulte de la consultation des évêques et organismes concernés à qui des «Lineamenta» – série de questions – avaient été envoyés depuis Rome en septembre 1996. Le Secrétariat général du Synode des évêques, organisateur de cette consultation, se félicite des 96 % de taux de réponses à ce document préparatoire: «Le reflet, écrit-il, du grand intérêt suscité dans les Eglises locales pour ce Synode»
Des étiquettes héritées du passé
L’opportunité d’un «Synode sur les Amériques», expliquait Jean-Paul II en novembre 1994 dans son encyclique «A l’aube du 3e millénaire», a été soulignée par les cardinaux et les évêques. Le pape écrivait alors : «La dernière Conférence générale de l’épiscopat latino-américain a accueilli, en accord avec l’épiscopat nord-américain, la proposition d’un Synode pour les Amériques sur la problématique de la nouvelle évangélisation dans les deux parties de ce continent, si différentes par leur origine et leur histoire, et sur les thèmes de la justice et des rapports économiques internationaux, en tenant compte de l’énorme différence entre le Nord et le Sud».
Un contraste qui est très présent dans les réponses parvenues à Rome pour la préparation du document de travail de l’assemblée. Ces réponses mettent souvent en évidence «de nettes disparités entre l’Amérique Latine et les Etats-Unis d’Amérique et le Canada», observe le Secrétariat général du Synode. Pour les traiter, cet organisme a mis en oeuvre une méthodologie fondée sur trois critères, «les convergences, les divergences et les nuances». Pour arriver néanmoins à ce constat, «très souvent, les différences sont formelles et sont le fruit d’étiquettes héritées du passé. Il existe des aspects communs qui sont davantage marquants et unifiants».
Evangile et cultures
L’introduction du document de 41 pages présente le thème synodal et l’identité religieuse de l’Amérique autour de trois points fondamentaux : « les racines chrétiennes communes, la vitalité d’une Eglise jeune et le pluralisme culturel>. Viennent ensuite quatre parties fondamentales. La première, intitulée «La rencontre avec Jésus-Christ vivant», aborde la question de l’évangélisation dans le contexte culturel du continent américain. La relation «Evangile-culture» y est traitée à travers les différentes cultures «indigènes», «afroaméricaine», des peuples immigrés, mais aussi la culture issue de la «piété populaire» et des médias.
La seconde partie touche la question de «la conversion des personnes et des structures sociales». Le constat d’un «réveil religieux», peut-on lire, ne va pas sans «le besoin de conversion dans la réalité ecclésiale».
Une ecclésiologie de communion
Le thème de la communion fait l’objet de la troisième partie. On y insiste sur «l’ecclésiologie de communion» du Concile Vatican II et sur l’accueil de ce magistère conciliaire en Amérique. On note en particulier les difficultés de la communion intraecclésiale, tout en soulignant les voies pour «dépasser ces divisions». Ce chapitre traite en conclusion de l’oecuménisme et du dialogue religieux sur le continent, sans oublier le problème des sectes et des autres mouvements religieux.
Le dernier chapitre pose la question de la solidarité dans son principe théologique, mais aussi dans ses applications concrètes, quant à la «conscience solidaire» de cette Eglise, quant aux aides qu’elle reçoit des autres Eglises particulières et institutions civiles et quant à l’application pratique de «la doctrine sociale de l’Eglise». Ainsi une dernière analyse propose-t-elle quelques «champs de solidarité pour l’Amérique à partir des défis de la réalité considérée du point de vue de l’Evangile : la pauvreté, les petites communautés ecclésiales, la dette extérieure, la culture de la vie». (apic/cip/imed/pr)




