L’Eglise de Chine au centre de son homélie: pour plus d’ouverture

Synode pour l’Asie: Messe de clôture célébrée par le Jean Paul II

Rome, 14 mai 1998 (APIC) A la fin du Synode pour l’Asie, jeudi 14 mai, Jean Paul II a exprimé ses regrets de l’absence des évêques de Chine qu’il avait invités. Il espère que l’Eglise en Chine sera autorisée à avoir plus de contacts avec l’Eglise universelle.

Le pape Jean Paul II a présidé jeudi matin, en la fête de l’Apôtre Matthias, la célébration eucharistique solennelle de clôture de l’Assemblée spéciale pour l’Asie du Synode des évêques, tenu du 19 avril au14 mai.

Parmi les peuples asiatiques a poursuivi Jean Paul II dans son homélie, «je ne peux pas ne pas mentionner, en particulier la nation chinoise, qui est la plus nombreuse. A vous, frères et soeurs de l’Eglise catholique de Chine, je souhaite exprimer une fois encore, mon affection, et vous dire combien je regrette que les deux évêques n’aient pas pu venir à Rome pour prendre part personnellement au Synode des évêques».

Le pape a en outre exprimé la solidarité des évêques d’Asie avec les deux évêques chinois absents du Synode. Surtout, il a évoque une «occasion prochaine de contacts avec ces évêques». «Les Pères Synodaux de tous les pays d’Asie, a-t-il dit, ont toujours considéré leurs frères chinois comme présents en esprit, et ils espèrent que les difficultés actuelles seront bientôt vaincues et qu’en une autre occasion, ces évêques auront très bientôt la possibilité de rencontrer les autres Pasteurs de l’Eglise».

La Chine a été également présente symboliquement sur les livrets où les participants pouvaient suivre la liturgie: comme le livret de la célébration d’ouverture, il est illustré d’estampes chinoises représentant les mystères du Christ ressuscité et autrefois présentes à l’Université catholique de Pékin.

Typiquement asiatique

Du point de vue de l’inculturation de la liturgie, la célébration de jeudi matin a fait résonner dans la basilique Saint-Pierre des chants et des musiques liturgiques typiquement asiatiques. Le chant en Tamil d’une chorale indienne a ouvert la célébration, suivie par un «Gloria» en Philippin. L’acclamation précédant l’Evangile et suivant l’Evangile étaient tirées du rite Syro-malankare, et l’Evangile a été lu en Syro-malabare, deux rites du sud de l’Inde (Kerala), mais d’origine Antiochienne. Les Indonésiens ont exécuté au moment de l’offertoire un chant dans leur langue accompagné d’une chorégraphie sacrée appelée «Condo», selon une tradition liturgique indonésienne de l’île de Flores.

«Nous avons nous aussi écrit, par cette Assemblée synodale, une nouvelle page de la vie ecclésiale sur le continent asiatique dans ce siècle, a conclu Jean Paul II. Qui a souligné la continuité de cette histoire avec les temps apostoliques: «Cette page est en quelque sorte un appendice de l’histoire des Actes des Apôtres». (apic/imed/pr)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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