Option préférentielle pour les jeunes
Synode pour l’Europe: Ebauche des propositions et du message de conclusion.
Rome, 18 octobre 1999 (APIC) Le Synode des évêques pour l’Europe devrait se conclure sur une note plus positive qu’il n’a commencé. C’est ce qui apparaît déjà dans la première épreuve de son message final d’une quinzaine de pages qui a été lue le 18 octobre 1999 à l’ensemble des participants, en présence de Jean Paul II, en même temps que le projet des quarante propositions qui mettront un terme aux travaux.
L’ensemble a une coloration plus optimiste que le rapport général, qui avait ouvert le Synode pour l’Europe, convoqué au Vatican du 1er au 23 octobre. «L’option préférentielle pour les jeunes», la place de la femme dans la société et dans l’Eglise, ainsi que l’islam figurent parmi les 40 propositions émises.
25 évêques ont pris la parole après la lecture du message pour faire des commentaires et demander quelques précisions. «Mais dans l’ensemble, il a été très applaudi et même jugé excellent», a affirmé le Père Stanislas Lalanne, porte-parole de la Conférence épiscopale de France, qui assistait à la séance. Articulé en six points, ce message insiste sur le fait que l’espérance est possible pour l’Eglise en Europe, et met l’accent sur la priorité que représente pour elle la foi dans le Christ, comme spécificité de la religion chrétienne.
Les quarante propositions, quant à elles, sont de longueur inégale et regroupées en trois parties, l’ensemble comprenant une quarantaine de pages, centrées sur «l’Evangile de l’Espérance» que les évêques veulent «annoncer», «célébrer» et «servir». Parmi ces propositions, la 3ème insiste sur l’importance de la transmission de la foi et la 7ème souligne sur ce point «l’option préférentielle pour les jeunes».
Œcuménisme, islam et nouveaux mouvements…
La 9ème proposition concerne l’oecuménisme, et propose de promouvoir des organismes de dialogue dans cette perspective au sein des Conférences épiscopales qui en sont encore dépourvues. La 11ème s’étend sur les relations avec l’Islam et suggère d’encourager la constitution d’une déclaration commune sur les droits de l’homme, ainsi que la formation des chrétiens à la connaissance de l’Islam. Elle fait remarquer en effet que des valeurs comme la justice ou la vérité n’ont pas forcément le même sens pour l’Islam et pour les chrétiens.
Les nouveaux mouvements dans l’Eglise font l’objet de la 21ème proposition. Leurs charismes doivent être encouragés par les évêques, est-il affirmé, mais ils doivent se montrer «obéissants» envers ces mêmes évêques, et s’insérer dans les paroisses.
La 30ème proposition touche à la question de la place des femmes dans l’Eglise, et souligne que celles-ci doivent pouvoir y remplir tous les rôles qui ne nécessitent pas l’ordination sacerdotale. La 31ème proposition insiste davantage sur la condition de la femme dans la société actuelle, déplore son utilisation abusive dans la publicité et dans les médias, et propose de valoriser davantage le travail de la femme au foyer, voire même que celui-ci soit rémunéré.
Les dernières propositions mettent l’accent sur la pastorale sociale de l’Eglise, notamment vis à vis des chômeurs et des migrants. Enfin, la 37ème proposition insiste sur la nécessité, pour l’Eglise, d’être en contact avec les institutions européennes, et l’avant-dernière met l’accent sur la responsabilité de l’Europe face aux autres continents, en réaffirmant la nécessité de l’effacement de la dette des pays pauvres.
Ces propositions doivent encore faire l’objet de discussions en petits groupes jusqu’au 20 octobre, pour la préparation des modifications qui leur seront apportées. Elles ne seront votées que dans la soirée du 22 octobre, veille de la conclusion du Synode, avant d’être remises à Jean Paul II. (apic/imed/pr)




