Synode sur la famille :»Je sais que cela va bien se terminer, mais je ne sais pas encore comment», dit le cardinal Danneels
Rome, 14 octobre 2014 (Apic) Invité par le pape François à participer au synode extraordinaire sur la Famille qui se tient jusqu’au 19 octobre à Rome, le cardinal Godfried Danneels se félicite de la liberté de parole qui règne dans l’assemblée. :«Je sais que cela va bien se terminer, mais je ne sais pas encore comment», a expliqué l’ancien archevêque de malines Bruxelles au correspondant d’infocatho.be
«Avant le synode comme aujourd’hui, tout le monde a pu parler ouvertement. La liberté de parole a été totale. C’est le pape qui a permis cela. Par sa simple présence François permet que tout soit dit et que personne ne soit intimidé ou gêné par sa présence, relève le cardinal belge. Il y a une grande sérénité dans la salle, tout comme de la bonhommie et de l’humour.»
Pour Mgr Danneels, il y a dans cette assemblée «un accent de vérité que je n’ai jamais connu lors d’un synode, et cela même si les problèmes ne sont pas faciles. Face aux énormes attentes de certains croyants, le prélat met en garde. «Il y aura dans les réponses apportées une certaine marge concernant leur application, une certaine liberté, mais sans doute certains seront-ils tout de même déçus. Tout n’est pas possible, surtout concernant la question des divorcés remariés. C’est une question difficile, et il n’y a pour le moment pas d’unité dans l’assemblée. Je sais que cela va bien se terminer, mais je ne sais pas encore comment
Défenseur d’une perspective plus pastorale, le cardinal explique qu’il « faut réconcilier à la fois la doctrine qui ne doit pas spécialement changer, et d’autre part les situations très concrètes du quotidien pour lesquelles elle a un rôle prophétique à jouer si, du moins, elle est comprise.»Pour lui le défi pour l’Église est d’être miséricordieuse tout en demeurant juste.
Le désastre de la pornographie
Parmi les questions trop peu évoquées, Mgr Danneels cite l’invasion de la pornographie par exemple. «Tout le monde est touché par la pornographie et cela fait énormément de mal. C’est un désastre même : tout est ébranlé, il n’y a plus aucun point de référence sauf ses propres désirs et ses propres émotions. C’est le fruit d’un très grand individualisme coupé de toute responsabilité sociale.» Selon lui, l’influence de la pornographie est sous-estimée et sous-évaluée aujourd’hui. (apic/infocatho.be)



