Synode sur la famille : Un couple brésilien demande à l’Eglise moins de «confusion» dans son enseignement de la morale sexuelle

Rome, 9 octobre 2014 (Apic) «Si au moins les couples trouvaient lumière et soutien auprès du clergé, ce serait déjà un grand encouragement !» Tel est le cri du cœur lancé par un couple de Brésiliens, Arturo et Hermelinda As Zamberline, devant le pape François et les participants au Synode sur la famille au Vatican, le 9 octobre 2014. Les responsables au Brésil des ›Equipes Notre-Dame’ ont demandé à l’Eglise une meilleure présentation de sa doctrine pour éviter la «confusion» parmi les fidèles.

«Etant donné la gravité du climat dans lequel nous nous trouvons, nous devons admettre sans crainte que de nombreux couples catholiques, y compris ceux qui cherchent à vivre sérieusement leur mariage, ne se sentent pas obligés d’utiliser uniquement des méthodes naturelles de régulation des naissance», a assuré le couple brésilien dans la salle du synode avant de noter que ces couples «ne sont généralement pas remis en question par les confesseurs». Si «les couples sont ouverts à la vie et rejettent l’avortement», Arturo et Hermelinda As Zamberline ont regretté qu’ils ne perçoivent pas «dans les prédications et les services d’accueil spirituels une insistance sur la doctrine de l’Encyclique Humanae Vitae».

«Saint-Père, pères synodaux, mesdames et messieurs, si au moins les couples trouvaient lumière et soutien auprès du clergé, ce serait déjà un grand encouragement», ont-ils alors demandé avant de relever que «des conseils souvent contradictoires ne font qu’aggraver leur confusion». Et le couple d’insister : «Nous vous demandons de vous dépêcher d’enseigner aux prêtres et aux fidèles les grandes lignes d’une pédagogie pastorale pour aider à adopter et à respecter les principes d’Humanae Vitae». A leurs yeux, il est ainsi «nécessaire et urgent de diffuser largement une orientation facile et sûre qui réponde aux exigences du monde actuel, sans blesser l’essentiel de la morale catholique».

Facteur de sanctification

Devant les pères synodaux, le couple marié depuis 41 ans a également présenté l’approche de la sexualité au sein des Equipes Notre-Dame. «L’acte sexuel est légitime, aimé et béni de Dieu, ont-ils expliqué, et le plaisir qui en découle contribue à la joie de vivre et à la structuration saine de la personnalité».

Et le couple de Brésiliens de citer le Père français Henri Caffarel, fondateur des Equipes Notre-Dame, qui distingue trois fonctions de la sexualité : la relation, le plaisir et la fécondité. «Le couple se construit alors en atteignant un équilibre entre ces trois dimensions», ont expliqué Arturo et Hermelinda, citant toujours le Père Caffarel.

«Il est absolument nécessaire de guider les couples vers la perfection humaine et chrétienne de la relation sexuelle», ont souhaité les Brésiliens, soutenant que «la relation sexuelle est un facteur de sanctification». La sexualité, ont-ils encore assuré, «a actuellement besoin d’être sauvée de l’érotisme malade qui réduit l’être humain à une seule dimension». (apic/imedia/ami/mp)

9 octobre 2014 | 14:02
par webmaster@kath.ch
Partagez!