Pour une seule et même date pour célébrer Pâques

Syrie : Colloque de représentants d’Eglises d’Orient et d’Occident

Alep/Syrie, 25 mars 1997 (APIC) Des représentants d’Eglises réunis en colloque à Alep, en Syrie ont proposé de fixer une date commune pour la célébration de Pâques. Le plus souvent les Eglises d’Orient et d’Occident célèbrent la fête de Pâques à deux dates différentes.

Depuis longtemps pourtant, elles reconnaissent que la célébration de cet aspect fondamental de la foi chrétienne à des dates différentes constitue un obstacle à leur témoignage commun.

Lors d’un colloque organisé du 5 au 19 mars à Alep, en Syrie, par le Conseil œcuménique des Eglises (COE) et le Conseil des Eglises du Moyen-Orient, des représentants de plusieurs Eglises et communions chrétiennes mondiales ont acquis la conviction qu’il est possible de trouver une solution au problème à partir des connaissances modernes en matière d’astronomie.

Pour calculer la date de Pâques, les Eglises d’Orient et d’Occident s’appuient sur le même principe, celui établi par le Concile œcuméénique de Nicée en 325, selon lequel Pâques devait être célébré le dimanche suivant la première pleine lune après l’équinoxe de printemps.

Des divergences ont surgi autour de la date parce que les Eglises ne calculent pas l’équinoxe et la pleine lune de la même manière.

Les participants à la réunion d’Alep ont proposé qu’à partir de l’an 2001, la date de Pâques soit calculée selon des données astronomiques modernes précises.

Les observations astronomiques dépendent bien sûr de la position de la terre, prise comme point de référence. On propose donc de prendre comme base de calcul le méridien de Jérusalem, lieu ou le Christ est mort et ressuscité.

La proposition du colloque sera envoyée aux Eglises du monde entier avec un tableau indiquant les dates possibles de Pâques pour les 25 premières années du XXIe. Le tableau indique aussi quelles seraient ces dates si elles étaient calculées selon les anciennes méthodes.

Les participants au Colloque d’Alep ont reconnu que les différences qui existnt dans la manière de fixer la date de Pâques ne sont pas dues à des divergences théologiques fondamentales. Ils ont cependant admis que les tentatives faites par le passé pour résoudre cette question épineuse ont conduit au schisme.

On suggère que la nouvelle méthode de calcul soit appliquée à partir de l’an 2001, année ou la date de Pâques, calculée selon les deux méthodes, l’ancienne et la nouvelle, sera la même, à savoir le 15 avril, et qu’ensuite on s’en tienne à une date commune.

Ce colloque s’est tenu en présence de représentants d’Eglises et communautés : la Communion anglicane, l’Eglise orthodoxe arménienne, le Patriarcat œcuménique, les Eglises évangéliques du Moyen-Orient, le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, la Fédération luthérienne mondiale, le Conseil des Eglises du Moyen-Orient, les Eglises vieilles-catholiques de l’Union d’Utrecht, le Patriarcat de Moscou, le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et les Adventistes du septième jour. (apic/eni/pr)

25 mars 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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