Suisse: Publication d’un rapport sur les femmes étrangères victimes de violences conjugales
Taire les violences subies plutôt que de risquer un renvoi
Genève, 3 mars 2011 (Apic) L’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE romand) a donné une conférence de presse, le 3 mars 2011, à 11 h au Centre de Contact Suisse-Immigrés (25 route des Acaccias), à Genève. Il l’a fait à l’approche de la Journée internationale des femmes (le 8 mars) et à l’occasion de la publication d’un rapport sur les femmes étrangères victimes de violences conjugales, rapporte le communiqué du 3 mars.
Les femmes étrangères, victimes de violences conjugales, ne sont toujours pas certaines d’obtenir le renouvellement de leur permis de séjour, si elles quittent leur mari violent. Un grand nombre d’entre elles préfèrent taire les violences subies, indique le communiqué, plutôt que de risquer un renvoi.
ODAE romand s’interroge: Nos autorités ne devraient-elles pas davantage chercher à protéger ces victimes? Basé sur une série de cas concrets et rédigé en collaboration avec les organisations actives sur le terrain, le nouveau rapport de l’ODAE romand expose les différents aspects de cette problématique trop peu connue.
Intervenants
Plusieurs intervenants ont pris la parole: Aldo Brina (coordinateur de l’ODAE romand) a exposé la démarche ayant conduit à la publication du rapport. Eva Kiss (responsable de la permanence «permis de séjour» au Centre de Contact Suisse-Immigrés) a traité des problèmes rencontrés au quotidien, suite à l’introduction de l’article 50 dans la nouvelle loi sur les étrangers (LEtr). Mariana Duarte (membre du comité ODAE et experte des mécanismes onusiens de protection des droits humains) a présenté les recommandations adressées à la Suisse par l’ONU. Chloé Maire (assistante sociale à la Fraternité CSP) a parlé de la pratique actuelle des autorités. Corinne Lequint Akérib (permanente à Solidarités Femmes Genève) a abordé les violences conjugales en général et la situation spécifique des femmes étrangères.



