La partie eucharistique sera catholique
Taizé: Les funérailles de Frère Roger seront présidées par le cardinal Walter Kasper
Taizé, 19 août 2005 (Apic) La messe des funérailles de Frère Roger, mardi après-midi 23 août, sera présidée à Taizé par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. D’origine protestante, le fondateur et prieur de la communauté de Taizé a été assassiné par une déséquilibrée roumaine au cours de la prière du soir mardi 16 août dans l’église de la Réconciliation de Taizé.
Frère Roger aura donc des funérailles catholiques, en présence d’évêques et également de représentants de diverses communautés chrétiennes, notamment d’Europe et des Etats-Unis. Le président de la Fédération protestante de France (FPF), Jean-Arnold de Clermont, y participera et devrait y délivrer un message comme d’autres responsables de diverses confessions chrétiennes: orthodoxes, protestants, anglicans, etc.
«Il y aura une messe célébrée par des prêtres catholiques, comme il y en a chaque dimanche à Taizé», a expliqué Frère Emile, porte-parole de la communauté. Les protestants sont toujours invités à ces offices. Le cardinal Kasper a donné son accord pour présider la cérémonie, a-t-on précisé à Taizé. La partie eucharistique sera catholique, a confirmé vendredi à l’Apic Frère Emile.
Frère Roger vivait très concrètement la réconciliation des différentes confessions. Il communiait depuis longtemps. Le 8 avril dernier, lors des funérailles du pape Jean Paul II à Rome, il avait reçu l’eucharistie des mains du cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI. Il la recevait déjà depuis 25 ans, mais sans rompre la communion avec sa foi d’origine. Quasiment chaque année Frère Roger était reçu en audience privée par le pape Jean Paul II, a rappelé Frère Alois, le successeur de Frère Roger. Il a rejeté mercredi les rumeurs selon lesquelles le fondateur de Taizé serait devenu secrètement catholique à la fin de sa vie.
Dans un de ses derniers livres, «Dieu ne peut qu’aimer», Frère Roger avait écrit : «J’ai trouvé (…) ma propre identité de chrétien en réconciliant en moi-même la foi de mes origines avec le mystère de la foi catholique, sans rupture de communion avec quiconque».
Notons que la radio publique de Bucarest a donné le nom de la meurtrière de Frère Roger, Luminita Solcanu, une Roumaine de 36 ans originaire de Iasi. Cette dernière a été mise en examen jeudi pour assassinat et écrouée. (apic/be)



