10 ans après la chute du mur de Berlin

Tbilissi: Jean Paul II reçu par le président géorgien Edouard Chevardnadzé

Tbilissi, 9 novembre 1999 (APIC) Jean Paul II a conclu mardi sa courte visite pastorale en Géorgie, par une journée dense de rendez-vous et par un temps froid et pluvieux. Le pape s’est notamment entretenu en privé avec le président géorgien Edouard Chevardnadzé, ancien ministre du dernier président soviétique Mikaihl Gorbatchev, sur la réunification de l’Europe, 10 ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin, sur les problèmes internes en Géorgie et les conflits de la région.

Jean Paul II a rejoint mardi à 16h45 une résidence de l’Etat géorgien, une sorte de chalet de montagne entouré de sapins, situé dans un parc sur une colline surplombant la capitale. A sa descente de voiture, il a été accueilli par le président Chevardnadzé en personne. Alors qu’on lui tendait un grand manteau blanc pour le protéger du froid, Jean Paul II s’est arrêté pour admirer la façade de cette demeure géorgienne typique avec ses pierres de couleur jaune et ses balcons en bois. Souriant et visiblement détendu, le pape a été reçu dans une grande salle où brûlait un feu de cheminée. Il s’est entretenu en privé pendant plus d’une demi-heure avec son hôte.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés le 16 mai 1997 au Vatican. Le président géorgien était en outre présent à toutes les étapes de la visite du pape depuis son arrivée à Tbilissi et avait déjà exprimé à plusieurs reprises sa gratitude à Jean-Paul pour sa venue en Géorgie. «Le pape a lui aussi une réelle estime pour Chevardnadzé» a confié Joaquin Navarro-Valls aux journalistes au terme de l’entretien.

Les deux hommes ont évoqué en particulier le 10ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. «Ce mur était inacceptable pour les vrais chrétiens car il représentait non seulement la frontière entre deux philosophies opposées, mais aussi deux conceptions divergentes de l’homme et de l’histoire», souligne un communiqué signé conjointement par le porte-parole du Saint-Siège et celui du gouvernement géorgien. Selon Joaquin Navarro-Valls, Edouard Chevardnadzé a remercié le pape pour son rôle dans la chute du communisme et le pape a répondu à celui qui fut ministre des Affaires étrangères de l’Union soviétique «pour le vôtre aussi !».

Autre point abordé par les deux hommes : la situation actuelle de la Géorgie, cette ex-république soviétique. «La Géorgie, carrefour des cultures du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est, cherche à apporter sa propre contribution à la consolidation de la stabilité dans le Caucase, à la paix et la prospérité de la région», indique le communiqué officiel. Le président géorgien et le pape souhaitent aussi la résolution pacifique des différents conflits de la région comme celui de l’Abkhazie. Enfin, les deux hommes ont dénoncé le «problème du terrorisme particulièrement actuel ces dernières années et qui constitue une sérieuse menace pour l’indépendance et le futur démocratique des Etats de la région». (apic/imed/mp)

9 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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