Tbilissi: Le pape appelle à la consolation «le petit troupeau de Géorgie»

Devant quelque 5’000 personnes, le pape François a célébré la messe dans le stade Mikhaïl-Meskhi à Tbilissi, le 1er octobre 2016, au deuxième jour de son voyage apostolique en Géorgie et en Azerbaïdjan.

Dans son homélie, le successeur de Pierre a appelé à la consolation «le petit troupeau de Géorgie», à l’école de sainte Thérèse de Lisieux, dont c’est la fête liturgique.

Au cours de la messe célébrée au milieu du stade Meskhi, le pape François a prononcé une homélie centrée sur la consolation des catholiques géorgiens, «petit troupeau aimé» qui constitue une minorité (environ 2,5%) en Géorgie.

«La consolation dont nous avons besoin, au milieu des événements tumultueux de la vie», a expliqué le pape, «est vraiment la présence de Dieu dans notre cœur».

Il existe pour cela des «portes de la consolation», a-t-il ajouté, «toujours ouvertes», que sont «l’Evangile lu chaque jour et porté toujours avec nous», «la prière silencieuse et adorante», la «confession», et «l’Eucharistie». Sans cette consolation, a poursuivi le pape, «nous nous habituons au pessimisme, aux choses qui ne vont pas, aux réalités qui ne changeront jamais. Et nous finissons par nous renfermer dans la tristesse, dans les souterrains de l’angoisse, seuls à l’intérieur de nous-mêmes».

L’Eglise, «maison de la consolation»

Aussi l’Eglise doit-elle être pour le Souverain pontife une «maison de la consolation», comme une «mère», qui «prend sur elle les fardeaux et les fatigues de ses enfants». «Suis-je porteur de la consolation de Dieu ?», a-t-il ensuite demandé aux milliers de fidèles enthousiastes présents dans le stade. «Répandre l’espérance», «redonner courage», «porter la lumière de Jésus, la chaleur de sa présence, le réconfort de son pardon»: telle est ainsi la mission urgente de l’Eglise. Car, a prévenu le pape François, «cela ne fait pas de bien de s’habituer à un ›microclimat’ ecclésial fermé».

Dans la deuxième partie de son homélie, le successeur de Pierre a affirmé qu’il existe une condition de fond pour recevoir la consolation de Dieu: devenir petit comme «un petit enfant contre sa mère». C’est-à-dire, a ajouté le pape, avoir un cœur humble et confiant, être «simple et sincère, sans duplicité», être «celui qui n’a rien à donner et tout à recevoir», «fragile, dépendant du papa et de la maman». «Celui qui se fait petit comme un enfant devient pauvre de lui-même, mais riche de Dieu», a-t-il poursuivi. Le pape a appelé les fidèles à ne pas être «des propriétaires de la vie», «mais des enfants du Père».

Sainte Thérèse de Lisieux

Le Souverain pontife a donné comme exemple de cette disposition de cœur une femme, sainte Thérèse de Lisieux. «Elle nous indique sa ›petite voie’ vers Dieu», a-t-il expliqué, «l’abandon». «Dieu trouve ›peu de cœurs qui se livrent à lui sans réserve, qui comprennent toute la tendresse de son Amour infini’, a poursuivi le pape, citant sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, déclarée docteur de l’Eglise par le pape Jean Paul II (1978-2005).

Comme elle, a précisé le pape, il y a ici en Géorgie beaucoup de grands-mères et de mères qui continuent à garder et à transmettre la foi, «et apportent l’eau fraîche de la consolation de Dieu dans de nombreuses situations de désert et de conflit».

Parmi les délégations présentes à la messe au stade Meskhi devaient figurer des orthodoxes, mais dont une partie n’a finalement pas eu l’autorisation de venir, a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège. (cath.ch-apic/imedia/ap/be)

Arrivée du pape François au stade Meskhi de Tbilissi pour la messe du 1er octobre
1 octobre 2016 | 09:51
par Jacques Berset
Géorgie (19), pape françois (1780), Tbilissi (4)
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