Pressions orthodoxes pour faire échouer les négociations
Tbilissi: Mgr Tauran en Géorgie pour la signature d’un accord sur la situation de l’Eglise
Rome, 19 septembre 2003 (Apic) Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire du Saint- Siège pour les relations avec les Etats, est arrivé jeudi à Tbilissi, capitale de la Géorgie, pour tenter d’obtenir du gouvernement la signature d’un accord juridique sur la situation de l’Eglise catholique dans le pays. L’Eglise orthodoxe semble toutefois lui mettre des bâtons dans les roues.
Au Vatican, on affirme que Mgr Jean-Louis Tauran s’est rendu en Géorgie avant tout pour rencontrer les fidèles de la petite communauté catholique locale et, «accessoirement», pour signer cet accord. On qualifie en effet ce dernier de «geste d’estime réciproque», minimisant son contenu juridique. Les catholiques sont entre 50’000 et 100’000 et sont répartis entre rite latin, arménien et chaldéen. Ils représentent moins de 2% de la population.
Parti de Rome le 17 septembre, le «ministre des Affaires étrangères» du Vatican sera de retour à Rome le 25 septembre. Selon des informations recueillies par des agences de presse, l’Eglise orthodoxe de Géorgie serait en train d’effectuer des pressions pour que l’Eglise catholique ne puisse pas signer cet accord juridique avec le gouvernement.
A propos de relations.
Le pape Jean Paul II s’est rendu à Tbilissi les 8 et 9 novembre 1999. Il y avait rencontré le patriarche de l’Eglise orthodoxe, Ilia II. Interrogé par le quotidien italien «Avvenire» le 17 novembre 1999, Ilia II avait affirmé qu’en Géorgie, les relations entre catholiques et orthodoxes étaient «assez bonnes».
«Elles seraient meilleures si dans des pays de grande tradition orthodoxe comme la Russie et la Géorgie, les catholiques ne tombaient pas parfois dans la tentation de faire du prosélytisme», avait-t-il toutefois souligné. «Si l’Eglise catholique veut aider la Géorgie, qu’elle aide avant tout l’Eglise orthodoxe de Géorgie». (apic/imedia/pr)



