Fuyant les conflits armés

Tchad: Flux de réfugiés venant de République centrafricaine

N’Djamena, 30 janvier 2005 (Apic) «Des groupes de réfugiés d’une vingtaine de personnes traversent chaque jour la frontière entre la République centrafricaine et le Sud du Tchad» a déclaré George Menze, du bureau du Hcr (Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés) au Tchad méridional.

Au Tchad méridional, le bureau du Hcr (Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés), par la voix de George Menze, à Goré, confirme l’arrivée ces dernières semaines d’au moins mille nouveaux réfugiés provenant des villages septentrionaux de République Centrafricain. Dans cette région, depuis 9 mois, des rebelles, des bandits et des militaires de l’armée régulière s’affrontent, sans épargner les populations locales.

Selon les informations recueillies par le personnel de l’agence onusienne auprès des nouveaux arrivés (une majorité de femmes et d’enfants) à Goré, le nord de la Centrafrique serait dans un état de totale anarchie. Des bandes rebelles et criminelles sèmeraient la terreur parmi les civils, victimes d’attaques, de saccages et d’exécutions sommaires ; les civils se retrouveraient aussi victimes des actions de l’armée, qui pourchassent les rebelles, ont déclaré au Hcr les réfugiés qui disent venir des villages de Bemal, Markounda, Bossangoa, Bedam, Bekoto et Nana-Bakassa.

Selon les estimations de l’Onu, au moins 15’000 Centrafricains ont trouvé refuge au Tchad en deux flux, en juin et en octobre 2005. Le gouvernement centrafricain dément que le Nord du pays soit théâtre de rébellion et affirme que l’insécurité est entretenue par le banditisme. Le 30 décembre dernier, l’Union africaine a diffusé un rapport selon lequel des groupes armés non encore identifiés seraient en train de préparer une offensive en République Centrafricaine. (apic/misna/vb)

30 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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