Après le blocage, les activités humanitaires reprennent peu à peu

Tchad: Le calme est revenu dans la capitale, mais le climat de psychose règne toujours

Abéché, 24 juin 2008 (Apic) Après que les militaires tchadiens aient été tétanisés par une nouvelle attaque des rebelles et aient bloqué tous les accès principaux de la capitale N’Djaména, le calme est revenu mais le climat de psychose y règne toujours. Les humanitaires reprennent peu à peu leurs activités dans les camps des réfugiés.

Selon Annette Rehl, porte-parole du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Abéché, les principaux accès de la capitales qui étaient bloqués par les militaires sont aujourd’hui fréquentables. Beaucoup d’humanitaires qui étaient bloqués dans leurs bureaux à Abéché – à l’est du Tchad, en face du Darfour – commencent à vaquer à leurs activités habituelles dans des camps de réfugiés. Dans les douze camps se trouvant à la frontière soudanaise, les activités ont déjà repris

Certaines sources indépendantes confirment par ailleurs que, après plusieurs jours de violences, dont le bilan est toujours contradictoire et invérifiable, un climat de peur règne à Abéché. Les gens vivent toujours dans la crainte de nouvelles attaques.

Les journalistes s’étant rendus à Am Zoer, à 70 kilomètres d’Abéché, ont constaté le climat d’incertitude et la reprise de combats entre les militaires et les rebelles. «La situation semble revenir progressivement à la normalité, mais la tension persiste et il est difficile de prévoir ce qui arrivera dans les prochains jours», confirme Annette Rehl, porte-parole du HCR à Abéché. (apic/misna/ts)

24 juin 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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