Inquiétude pour les opposants politiques et les sans-voix arrêtés
Tchad : Plaintes pour disparitions et arrestations
N’Djamena, 12 février 2008 (Apic) Pour protester contre les arrestations de dirigeants de l’opposition démocratique – non armée -, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (Cpdc), suspend sa participation à un Comité de suivi.
La coalition formée d’une vingtaine de mouvements signataires a décidé de suspendre sa participation aux activités du Comité de suivi de l’accord du 13 août 2007, un comité de facilitation démocratique. La Coordination veut protester contre le sort de milliers d’opposants ainsi que de leaders politiques arrêtés.
Par le biais d’un communiqué, le Cpdc se joint aux organisations des droits de l’homme et de représentants internationaux – comme la Commissaire européen au Développement Louis Michel – et demande la libération immédiate d’au moins trois leaders de l’opposition, arrêtés le 4 février dernier à N’Djamena, lors des combats entre l’armée et les forces rebelles. Des sources locales confirment qu’en plus de ces leaders politiques, un nombre indéterminé de civils – des militants et leurs proches – auraient «disparu» au cours des derniers jours, ayant été tous emmenés par des hommes en uniforme. Les partis de la Cpdc – lit-on dans le communiqué – «déplorent les tueries et divers traumatismes subis par des dizaines de milliers de sans voix». Dans une note publiée aujourd’hui, le gouvernement français – allié du président Idriss Deby -a lui aussi demandé des éclaircissements immédiats sur le sort des opposants politiques arrêtés. L’Accord du 13 août 2007 prévoit une alliance entre la majorité présidentielle et l’opposition politique non armée dans le but de démocratiser la politique tchadienne. Ses objectifs, après les combats entre rebelles et forces gouvernementales, semblent désormais irréalisables. (apic/misna/vb)



