Au service de l’Eglise catholique de rite byzantin
Tchéquie: 18 prêtres mariés de l’Eglise clandestine pour la première fois en public
Prague, 24 novembre 1997 (APIC) Pour la première fois depuis leur reconnaissance officielle, 18 prêtres mariés issus de l’»Eglise clandestine» qui s’était développée en Tchécoslovaquie sous le régime communiste, ont été présentés au public.
Ces prêtres mariés, destinés à la pastorale de l’Eglise de rite gréco-catholique, ont participé dimanche à la cathédrale Saint-Guy de Prague à la cérémonie de clôture des festivités du millénaire de saint Adalbert. Saint Adalbert, archevêque de Prague, missionnaire mort en martyr en 997, est considéré comme le «premier vrai Européen d’origine tchèque», selon les mots du président Vaclav Havel.
Au cours de la messe présidée par l’archevêque de Prague, le cardinal Miloslav Vlk, les évêques tchèques ont demandé pardon à tous ceux qui ont été «déçus» par l’Eglise. La clôture de cette année commémorative en l’honneur de saint Adalbert marquait également la fin de la décennie de renouveau spirituel lancée par feu le cardinal Frantisek Tomasek.
Seule l’économie…
Le cardinal Vlk a déploré à cette occasion que la société tchèque soit éclatée, conflictuelle et dans une certaine mesure sans idées. Dans sa prédication, le primat tchèque a rappelé le poids du passé appelé en Tchéquie «le communisme en nous». Il a encore regretté que les voies du renouveau ne soient recherchées que sur le plan économique. Par contre, la plupart des hommes politiques tchèques ne considèrent pas qu’»un renouveau spirituel du cœur» soit nécessaire.
C’est dans le cadre de cette cérémonie que les 18 prêtres mariés – récemment ordonnés une nouvelle fois «sous condition» dans le rite byzantin – ont été présentés aux fidèles. Ils seront au service de l’Eglise gréco-catholique uniate, qui connaît l’ordination sacerdotale des hommes mariés.
L’un des prêtres mariés, le Père Jiri Florian, a confié que cette étape clôturait ainsi de façon heureuse un important chapitre de sa vie: «Maintenant, je peux enfin agir officiellement et publiquement comme prêtre». La mise à l’écart de prêtres clandestins mariés, ordonnés sous le régime communiste, avait été durement ressentie dans certains milieux catholiques de l’ex-Tchécoslovaquie. (apic/kap/be)



