Elle a été fondée par des jeunes moines tchèques venus de France
Tchéquie: Les travaux de la nouvelle abbaye cistercienne vont bon train
Prague, 18 décembre 2001 (APIC) Les travaux de l’abbaye cistercienne fondée en République tchèque, l’un des pays les plus sécularisés du monde, avec une pratique religieuse voisine de 1% dans certaines régions, vont bon train.
La nouvelle abbaye, Notre-Dame de Novy, implantée à Novy Dur, dans les Sudètes, a été voulue par des jeunes tchèques venus de France, qui participent aujourd’hui à son édification.
L’initiative est partie du monastère cistercien français de Sept-Fons, dans l’Allier, fondé à l’époque de Saint Bernard, qui enregistre une forte augmentation de ses vocations depuis quelques années. Plus de 40% des 76 moines sont jeunes (même très jeunes). Ils viennent de France, d’Espagne, du Sénégal, et d’Europe de l’Est.
L’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons fut fondée en 1132. C’était la deuxième fondation de saint Bernard. Pendant la Révolution de 1792, 5 moines subirent le martyre des Pontons, 4 y moururent; 2 ont été béatifiés par Jean Paul II: Père Paul et Frère Elie.
Tout a commencé il y a dix ans, après la chute du Mur de Berlin, lorsqu’un groupe de jeunes Tchèques a frappé à la porte de l’abbaye française. Un prêtre, le père Martin, vicaire de Brno, en Moravie, les accompagnait. Le rêve du père Martin était de fonder un monastère de vie contemplative dans son pays où le communisme avait tout détruit. Son rêve est maintenant devenu réalité.
La nouvelle abbaye a été fondée à Novy Dur, dans les Sudètes, en République tchèque. Actuellement en construction, elle prendra le nom de Notre Dame de Novy Dur. Le Père Jérémie, 28 ans, tchèque, sourit lorsqu’on lui demande d’expliquer cette décision de construire un monastère dans l’une des régions les plus «désertes» sur le plan religieux, de la République tchèque. «Il n’y a pas d’explication, dit-il. Ou bien on parle de hasard ou bien on parle de l’Esprit de Dieu».
Une renaissance
Son frère, le Père Georges, était dans le groupe arrivé à Sept-Fons en 1991 avec le Père Martin. Ils avaient visité 8 monastères en Italie et en France dans l’espoir que l’un d’entre eux accepterait de fonder un monastère dans leur pays. Tous leur répondaient que c’était impossible.
Aujourd’hui, le père Martin, devenu moine trappiste, vit à Novy Dur, en compagnie du père George. Il y a actuellement 15 frères ou novices originaires de la République tchèque, de Slovaquie et de Moravie, à Sept- Fons, qui iront à Novy Dur.
La nouvelle abbaye de Notre-Dame de Novy Dur entend devenir signe de la renaissance du christianisme dans cette région devenue un véritable désert spirituel.
Tchad: Le clergé dénonce la mauvaise gestion du pays
Le pouvoir crie à la collusion avec les partis de l’opposition
N’Djamena, 18 décembre 2001 (APIC) Les évêques tchadiens sont des citoyens comme les autres et ont le droit d’exprimer leurs points de vues sur la marche de leur pays, a déclaré l’évêque de Moundou, Mgr Matthias N’Gartéry Mayadi. Il réagissait à une récente déclaration du pouvoir qualifiant leurs critiques sur la gestion du pays et leur «engagement politique» aux côtés des partis politiques de l’opposition.
Le clergé avait récemment publié une lettre pastorale dans laquelle il dénonçait l’insécurité persistante, le mépris de la justice, l’irresponsabilité de l’administration, la corruption, sous toutes ses formes et l’exacerbation des tensions tribales dans le pays. Le régime du président Idriss Déby n’a pas digéré cette déclaration, flairant une collusion entre les évêques et ses adversaires politiques.
Dans sa réaction, diffusée samedi par radio France Internationale (RFI), l’évêque de Moundou, a souligné que lui et ses collègues ont tout à fait le droit d’être membres d’un parti politique. S’il ne l’ont pas fait, c’est à cause de leurs fonctions. C’est pour que les chrétiens ne soient pas obligés de penser qu’il faut être derrière les évêques, a-t-il souligné. Il a aussi déclaré qu’ils sont tout à fait dans leurs droits, en tant qu’éclaireurs et de lumière de la conscience, de réveiller aussi bien les hommes politiques que tout autre homme.
Il a d’ores et déjà annoncé que l’église ne donnera aucune consigne de vote lors des prochaines élections législatives dont la date n’a pas encore été fixée. A chacun de voter selon sa conscience, a-t-il dit à ce sujet. (apic/ibc/pr)




