Inquiétudes au siège à Genève

Tchétchénie: 2 employés d’organismes religieux humanitaires enlevés par des ravisseurs

Genève, 28 septembre 1997 (APIC) Deux employés d’organismes religieux humanitaires ont été enlevés en Tchétchénie, indique l’Agence oecuménique ENI à Genève. Les deux organismes religieux internationaux sont inquiètent pour leurs employés faits prisonniers par des hommes armés et masqués près de la frontière entre la Tchétchénie et la République d’Ingouchie.

Le 20 septembre, les deux employés en question, Dimitri Petrov et Dimitri Piankowsky, tous deux citoyens de la Fédération russe, ont été faits prisonniers en quittant la Tchétchénie où ils avaient livré un chargement d’aide le jour précédent.

Les deux organismes qui les emploient en commun, «International Orthodox Christian Charities» (IOCC) et «Action by Churches Together» (L’Action commune des Eglises/ACT, située à Genève), ne disposent pour l’heure d’aucune information sur la situation des deux employés. Selon le bureau de coordination de l’ACT à Genève, on ignore l’identité des ravisseurs.

Le représentant de l’IOCC en Russie, Alexis Troubezkoy, recherche des éléments supplémentaires qui puissent aider les agences à faire libérer les deux hommes. Un porte-parole de l’ACT a déclaré à ENI ignorer les raisons de cet enlèvement.

Même si la violence politique a quelque peu diminué depuis la fin du soulèvement tchétchène des années 94-96 contre le pouvoir russe, les enlèvements n’ont pas cessé, et l’on rapporte que les chefs de guerre tchétchènes, ainsi que certains représentants du gouvernement seraient impliqués.

Le mois dernier, le principal réseau commercial de télévision de Russie, NTV, a déboursé plus de 1 million de dollars pour faire libérer trois de ses journalistes, enlevés en mai. D’après l’»Economist», publié à Londres, le directeur de NTV, Igor Malashenko, soutient que des représentants du gouvernement tchétchène sont impliqués dans la prise d’otages et que le président de la république, Aslan Maskhadov, est informé de leur participation. Pour l’»Economist» la prise d’otages est devenue une importante source de revenus en Tchétchénie.

Selon un communiqué de l’ACT, l’IOCC dirige au nom du réesau de l’ACT, en collaboration avec l’Eglise orthodoxe russe et l’association «Hungarian Interchurch Aid», des projets d’aide humanitaire au bénéfice des victimes de la récente guerre civile en Tchétchénie.

L’ACT est un réseau mondial d’Eglises et d’agences apparentées coordonné par la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil oecuménique des Eglises. (apic/eni/pr)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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