Entre guerre et répits

Tchétchénie: Reconstruction d’une église orthodoxe russe

Grozny, 1er décembre 2006 (Apic) Après être restée en ruine pendant plus d’une décennie, la seule église orthodoxe russe de la capitale tchétchène a été restaurée.

La consécration de l’Eglise de l’Archange Saint-Michel à Grozny a été faite par l’évêque Théophane de Stavropol et de Vladikavkaz, dont l’autorité s’étend sur une région peuplée de chrétiens et de musulmans. En septembre 2004, la prise d’otages de l’école de Beslan, en Ossétie du Nord, près de Vladikavkaz, avait été particulièrement horrible.

On trouve désormais plusieurs églises et chapelles orthodoxes en Tchétchénie, a déclaré un porte-parole du diocèse, rapporte l’Agence oecuménique ENI.

Sur le site Internet du diocèse, l’évêque Théophane exhorte les fidèles à tourner la page de plusieurs dizaines d’années de querelles dans la région. En retour, l’évêque a été critiqué pour avoir encouragé la construction d’une église sur le site de Beslan. La prise d’otages, effectuée par des terroristes musulmans, avait entraîné la mort de plusieurs dizaines d’enfants musulmans et chrétiens. Le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev avait revendiqué l’attaque.

«Quand des églises et des mosquées sont restaurées dans une ville détruite par la guerre, cela signifie que nous sommes en train de guérir», a relevé, optimiste, l’évêque.

Les autorités tchétchènes prévoient de construire une gigantesque mosquée près de l’église et le centre de Grozny est un vaste chantier.

L’église, construite par les Cosaques à la fin du XIXe siècle, a été presque entièrement détruite pendant les combats opposant les séparatistes tchétchènes et les troupes russes dans les années 1990. La plus grande partie de la population d’origine russe avait alors fui la Tchétchénie.

Les rebelles tchétchènes avaient kidnappé trois recteurs de la paroisse au cours de cette période, rapporte le diocèse de Stavropol, ainsi que le prêtre, tué par la suite. Les paroissiens âgés qui avaient du évacuer leurs maisons en raison des bombardements avaient vécu dans l’église. (apic/eni/pr)

1 décembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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