Téhéran: La délégation du Groupe de travail «Islam» a commencé ses consultations
Le dialogue interreligieux au centre de la visite en Iran
Téhéran, 19 avril 2006 (Apic) La délégation de dix personnes du groupe de travail «Islam» (Gti) de la Conférence des évêques suisses (CES) présente en Iran du 17 au 24 avril a commencé ses consultations. «L’objectif de notre visite en Iran est la promotion d’un dialogue interreligieux concret», a confié mardi à l’Agence Misna Mario Galgano, porte-parole de la Conférence des évêques suisses (CES) et membre de la délégation du Groupe de travail.
La délégation, qui se trouve depuis mardi à Téhéran, rencontrera des délégués de l’Organisation pour la culture et les relations islamiques (Icro). Guidée par Mgr Pierre Bürcher, président du Gti et évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg, la Gti a accepté l’invitation de l’ayatollah Mahmoud Mohammadi Araqi, alors président de «Islamic Culture and Relations Organization» (Icro).
Mardi matin, le Groupe de travail (GTI) a été accueilli par l’ayatollah Araghi, président en charge de cet organisme dont le but est d’intensifier les liens culturels et religieux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran. L’ayatollah Araghi a spécialement insisté sur les droits des religions et des minorités, thématiques qui seront développées concrètement au cours des prochains jours, indique mercredi un communiqué de la CES.
La délégation suisse a encore rencontré des représentants des Eglises assyro-chaldéenne, latine et arménienne-orthodoxe présentes en Iran.
Autre point culminant dans la matinée de mardi: l’audience accordée au GTI par l’ancien Président iranien Mohammed Khatami. Celui-ci a tout particulièrement insisté sur l’importance urgente du dialogue entre les civilisations, en vue de l’instauration d’une paix durable dans le monde, sans violence ni terrorisme. Mgr Pierre Bürcher s’est fait l’interprète du GTI pour dire tout l’intérêt que porte l’Eglise catholique notamment en Suisse au dialogue culturel et interreligieux.
La délégation rencontrera mercredi à Téhéran les leaders des minorités religieuses chrétiennes et juives présentes dans le pays et qui sont «reconnues par l’Etat iranien», a souligné le porte-parole de la CES. Les colloques se poursuivront jusqu’au 24 avril.
En septembre dernier, le Groupe de travail «Islam» avait accueilli en Suisse une délégation de l’organisation iranienne «Islamic Culture and Relations Organization» (Icro), qui à son tour avait alors invité le Gti à se rendre en Iran.
L’objectif de la visite en Iran n’»est pas politique, le Gti se proposant de contribuer à la promotion du dialogue interreligieux». Pour ce faire, indiquait dès le départ un communiqué de la CES, les délégués visiteront l’Icro et rencontreront des représentants des minorités chrétiennes ainsi que de la communauté juive en Iran.
Respect de l’autre et dialogue
Pour la CES, le respect de l’autre et le dialogue présupposent notamment une connaissance approfondie de la pensée et de la mentalité du partenaire. «Cette attitude fondamentale d’ouverture empêche l’intolérance et la ghettoïsation d’une communauté culturelle et religieuse». A ce propos, poursuivait le communiqué publié peu avant le départ, «il est fondamental que les représentants des différentes religions se rencontrent au même niveau comme des partenaires. L’attitude de base doit être une disponibilité au dialogue authentique dans le respect de l’autre, tel que le veut Vatican II».
En septembre 2005, le Gti avait présenté aux hôtes iraniens la réalité religieuse en Suisse. (apic/com/misna/pr)



