Benoît XVI a touché les coeurs et les esprits, selon Shimon Pérès

Terre sainte: Bilan positif du voyage du pape

Tel Aviv, 17 mai 2009 (Apic) Benoît XVI a «touché les coeurs et les esprits» de ceux qui l’ont écouté condamner à nouveau la Shoah et l’antisémitisme, a affirmé Shimon Pérès, le président israélien, dans son discours au moment du départ du pape, le 15 mai. Au Vatican également, le bilan de cette visite en Terre sainte est jugé très positif.

A l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, le président de l’Etat hébreu a souligné que le pèlerinage de Benoît XVI avait représenté une «contribution significative au développement de nouvelles relations» entre le Vatican et Israël, et était une «démonstration profonde du dialogue durable entre le peuple juif et les centaines de millions de fidèles chrétiens dans le monde». Shimon Pérès a particulièrement attribué un «poids essentiel» aux affirmations de Benoît XVI sur la Shoah et la nécessité de «combattre intensément l’antisémitisme et la discrimination, de toute forme et en tout lieu».

Les instances catholiques de Terre sainte ont insisté sur le renforcement que leur a apporté cette visite. «Benoît XVI «nous a surtout donnés de la conviction et du courage», a expliqué Mgr Fouad Twal, le patriarche latin de Jérusalem, le 16 mai. «La voix de Benoît XVI arrive dans le monde entier, s’est-il encore réjoui, et maintenant nous attendons davantage de prières pour la Terre sainte, plus de solidarité dans tous les sens», a rapporté L’Osservatore Romano. Pour le custode de Terre sainte, le Père Pierbattista Pizzaballa, «le bilan est absolument positif». «Il a donné avant tout de la force aux chrétiens de Terre sainte, a-t-il poursuivi. En outre, dans ce contexte interreligieux, il a su parler avec clarté aux musulmans et aux juifs».

Un monde sans murs, sans violence

Au Vatican également, les collaborateurs du pape ont tiré un bilan positif. «La parole du pape, les gestes du pape ont été pour tous un exemple d’encouragement, d’espérance et de dialogue», a affirmé le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et l’un des principaux accompagnateurs de Benoît XVI, sur les ondes de Radio Vatican, le 16 mai. Le haut prélat a également rappelé qu’avec «des objectifs concrets, le pape a focalisé des pistes concrètes, des directions fondées sur le commandement de l’amour, qui est la parole commune des chrétiens, des juifs et des musulmans». «Nous voulons tous construire un monde sans murs, sans violence, a-t-il poursuivi, dominé par le commandement de l’amour, et préparer un avenir de paix et de sérénité pour tous les enfants et les jeunes du monde».

«C’était un voyage de courage et d’espérance». A lancé pour sa part le Père Federico Lombardi sur Radio Vatican, le 15 mai. «Les discours du pape, a poursuivi le jésuite, ont toujours été extrêmement équilibrés et par conséquent, acceptables et respectés de l’une et l’autre partie». Le message du pape était un «message de paix, avec de nombreuses facettes: paix entre les Etats, paix entre les différentes religions, paix entre les divers rites de l’Eglise catholique et les diverses confessions chrétiennes», a alors conclu le Père Lombardi. (apic/imedia/lb/bb)

17 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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