Pour l’envoi d’observateurs

Terre Sainte: le cardinal Silvestrini propose une initiative de l’ONU

Jérusalem, 28 janvier 2002 (APIC) Le cardinal Achille Silvestrini, préfet émérite de la Congrégation des Eglises Orientales propose une initiative commune à l’ONU, aux Etats Unis et à l’Europe, pour ’imposer’ en quelque sorte, aux Israéliens et aux Palestiniens de se rasseoir à la table des négociations et l’envoi en Terre Sainte d’observateurs internationaux.

«La situation actuelle, a expliqué le cardinal à l’agence Misna, est vraiment tragique parce que l’on a la nette impression que l’on va dans une direction totalement dépourvue de perspectives. La simple opposition entre les actions terroristes et les représailles n’apporte et n’apportera rien de positif».

De nombreux appels au dialogue sont lancés, y compris par le pape, mais ces appels semblent rester lettre morte, relève le cardinal. Qui note une trop grande absence d’initiatives de la part des Etats-Unis, alors que les Nations Unies «paraissent pratiquement exclues».

«C’est vrai, on a l’impression qu’Arafat, avec qui le gouvernement israélien et Sharon refusent de traiter, n’a plus le soutien des Etats- Unis. Mais c’est une erreur». Une autre erreur, la plus grande, aux dires du cardinal, a été l’abandon du projet Rabin, partagé par Barak, qui concédait des territoires en échange de la paix et de la sécurité. «Ainsi, la parole est revenue aux armes et aux attentats, que tout le monde condamne. Nous condamnons tous les attentats terroristes, mais imposer comme condition à la reprise des négociations le seule cessation de tout acte terroriste est un paradoxe du point de vue politique. De cette manière, on donne un pouvoir d’interdiction énorme aux terroristes qui, au moindre signal de reprise du dialogue, anéantissent le tout avec une nouvelle action. Comment se fait-il que tout ceci n’est pas compris?»

A présent, estime-t-il en conclusion, la communauté internationale doit promouvoir une forte initiative politico-diplomatique. Les observateurs internationaux, invoqués de toutes parts, sont des outils de décision politique qui dépendent, justement, des Nations Unes, de l’Europe et des Etats-Unis».(apic/mna/pr)

28 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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