Terre Sainte: Les pèlerinages sont interrompus

Rome, 20 octobre 2000 (APIC) La violence de ces derniers jours en Terre Sainte a eu des effets immédiats dévastateurs sur le tourisme et les pèlerinages en Terre Sainte. La plupart des pays d’Europe et les Etats-Unis ont interrompu leurs pèlerinages de groupes.

Le dernier vol charter de pèlerins italiens a quitté Tel Aviv le 13 octobre. Aucun autre pèlerinage ne s’est rendu en Terre Sainte depuis. Le Père Frédéric Manns, directeur de l’institut biblique franciscain de Jérusalem, est perplexe.

«La situation en Terre Sainte, spécialement à Jérusalem, est vraiment un mystère, a-t-il déclaré. Il n’y avait jamais eu autant de pèlerins du monde entier qu’en cette année jubilaire. Une authentique explosion de pèlerins qui semblait confirmer la prophétie d’Isaïe : tous les peuples viendront à Jérusalem. Les hôtels et les lieux saints étaient noirs de monde, les gens attendaient pendant des heures pour visiter le Calvaire ou la grotte de Bethléem… Mais quand le bien abonde le mal entre aussi en action. Tout est bloqué maintenant».

Guatemala: Qui a tué Mgr Gerardi?

L’armée accusée de mener sa propre enquête

Guatémala Ciudad, 20 octobre 2000 (APIC) La vérité sur l’affaire Gerardi n’est encore près d’éclater. L’Office des droits de l’homme de l’archevêché local vient de publier le contenu d’un document qui dresse un voile sur le cas judiciaire relatif à l’homicide de l’évêque auxiliaire du Guatemala, Mgr Juan Gerardi.

Le document évoque une réunion tenue à Washington entre le ministre de la Défense Juan de Dios Estrada et des membres d’organisations non gouvernementales américaines. Estrada y a affirmé que l’assassinat de l’évêque aurait été commis par de simples délinquants, des voleurs.

Pour les groupes de défense des droits de l’homme du Guatemala, les déclarations du ministre contredisent le rapport informatif sur l’affaire Gerardi remis par le président Alfonso Portillo à l’autorité judiciaire. Ce rapport explique en effet que le ministère de la Défense – au Guatemala, ce dernier est confié à un militaire, conformément à la Constitution – n’a pas réalisé d’enquêtes, l’affaire ne relevant pas de sa compétence.

Les organisations humanitaires du pays pensent que si l’armée mène sa propre enquête dans cette affaire, c’est pour éloigner les soupçons qui pèsent sur elle. La version d’Estrada a fait réagir la société civile. ” On tente par tous les moyens de couvrir l’armée, a commenté le Groupe de soutien mutuel (Gam). Depuis le début, l’hypothèse que Mgr Gerardi ait été tué par de simples délinquants a été écartée parce que rien ne lui a été dérobé». (apic/cip/pr)

20 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!