La flamme des droits humains à Locarno
Tessin: Assemblée des délégués de la section suisse d’Amnesty International
Locarno, 6 mai 2007 (Apic) Deux cents délégués de la Section suisse d’Amnesty International ont envahi la Piazza Grande de Locarno samedi pour lancer la campagne «Pékin 2008: un podium pour les droits humains» et pour informer la population tessinoise sur les violations des droits humains en Chine.
Le Conseiller aux Etats Dick Marty, présent à cette assemblée d’AI, a exhorté les autorités suisses à s’engager davantage que par des «beaux discours» en faveur des droits humains.
«Les preuves sont accablantes: Abou Omar a été enlevé et transféré par un vol secret de la CIA de Milan en Egypte au-dessus de la Suisse. C’est une violation de l’espace aérien suisse», a déclaré Dick Marty, dans une intervention sur le rôle de la Suisse en relation avec les vols secrets de la CIA, dimanche matin à Locarno lors de l’Assemblée des délégués d’Amnesty International. «Cela n’a pas empêché notre gouvernement de renouveler sans broncher l’autorisation de survol annuelle aux avions du gouvernement américain», a critiqué Dick Marty.
Quatorze mois avant le début des Jeux olympiques de Pékin, la Section suisse a lancé la campagne «Pékin 2008 : un podium pour les droits humains». Les 200 délégués ont donné le coup d’envoi à une multitude d’actions pour réclamer une amélioration de la situation des droits humains en prévision des Jeux olympiques.
L’Assemblée des délégués d’Amnesty International s’est enfin indignée «de la décision incompréhensible de l’Office fédéral des migrations (ODM) de reprendre le renvoi de requérants d’asile irakiens déboutés vers les provinces à majorité kurde du Nord de l’Irak (Erbil, Süleymanya et Dohuk)». La Suisse donne ainsi un mauvais signal à la communauté internationale, a critiqué Amnesty International.
Enfin, l’Assemblée des délégué·s a exprimé dans une dernière résolution sa solidarité envers la Section tunisienne d’Amnesty International, qui a été empêchée par les autorités d’organiser une réunion. Pour AI, cet acte s’inscrit dans le contexte plus large d’une politique systématique de harcèlement, d’intimidation et d’atteintes aux droits à la liberté d’expression et d’association envers les militantes et militants en faveur des droits humains. (apic/com/pr)



