Le cardinal Poupard impressionné par son expérience à Bangkok

Thaïlande: Conclusion de la rencontre panasiatique

Rome, 7 février 1999 (APIC) «On ne voit pas pour l’instant où le pape pourrait se rendre sur le continent asiatique pour y conclure le Synode pour l’Asie». C’est la constatation faite par le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture, à son retour d’un Congrès tenu à Bangkok, en Thaïlande, du 31 janvier au 3 février 1999.

Cette rencontre était organisée par le Conseil pontifical pour la culture en collaboration avec la fédération des Conférences épiscopales d’Asie. Se voulant un prolongement du Synode pour l’Asie, tenu à Rome du 19 avril au 14 mai 1998, elle visait à étudier comment l’humanisme chrétien peut éclairer les cultures asiatiques par l’Evangile.

Une quarantaine de participants étaient présents, provenant de tous les pays asiatiques, à l’exception du Moyen-Orient et des anciennes régions de l’ex-URSS.

«Nous avons réfléchi au double défi qui se pose à l’Eglise en Asie, a expliqué le cardinal Poupard, celui des cultures traditionnelles liées aux religions orientales de ces pays, et celui de la sécularisation dans les cultures modernes, notamment au Japon».

«Il est difficile d’envisager un lieu en Asie où le pape pourrait remettre solennellement l’exhortation post-synodale», constate par ailleurs le cardinal, tellement l’Asie est caractérisée par une immense diversité de cultures, avec ces deux pays-continents que sont l’Inde et la Chine».

En attendant, le cardinal s’est déclaré impressionné par la ferveur rencontrée chez les catholiques de Thaïlande, et par la beauté de leur liturgie «pleine de poésie en même temps que de profondeur dogmatique». «Par ailleurs, raconte-t-il encore, j’ai visité l’Université catholique de Bangkok, dirigée par une demi-douzaine de frères de Saint Gabriel. 90% des étudiants sont bouddhistes mais sont manifestement heureux et fiers d’être dans cette université, remarquablement bien tenue». Le cardinal avoue avoir été frappé par la gentillesse et la finesse de ces étudiants qui, a-t-il expliqué, ont «un sens du spirituel et de l’intériorité». (apic/imed/pr)

7 février 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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