Cérémonie en présence de catholiques, musulmans et bouddhistes
Thaïlande: Les dernières victimes sans nom du tsunami sont ensevelies
Bangkok, 8 décembre 2006 (Apic) Les inhumations des 110 dernières victimes du tsunami de décembre 2004, dont l’identité est restée méconnue, ont débuté en Thaïlande. Une cérémonie religieuse s’est déroulée le 7 décembre en présence des représentants musulmans, catholiques et bouddhistes.
Les cercueils en aluminium ont été disposés dans des fosses aux parois en ciment, afin de pouvoir être facilement récupérés si, grâce aux échantillons d’ADN récupérés, ils devaient être un jour identifiés et restitués à leurs proches, précise l’agence catholique Misna.
Ces deux derniers mois, 300 autres corps ont été enterrés selon les mêmes procédures, dans le même cimetière situé à 3 km de Khao Lak, une des localités touristiques du sud de la Thaïlande balayées par le tsunami. On considère que la majorité des décédés non identifiés sont des personnes pauvres ou des immigrés, pour la plupart originaires du Myanmar. Dans la morgue, 103 autres corps identifiés n’ont pas encore été réclamés; il s’agit de Birmans (73), de Thaïlandais (27), d’un citoyen turc et d’un népalais.
La catastrophe naturelle du 26 décembre 2004 a provoqué 5’392 morts confirmés en Thaïlande, dont la moitié étaient des touristes étrangers, auxquels s’ajoutent 3’066 personnes portées disparues et jamais retrouvées. Par ailleurs 8’457 blessés, dont certains grièvement, ont été recensés. Le tsunami a investi huit nations de l’Asie méridionale et du sud-est asiatique. Il a provoqué des dégâts jusqu’aux côtes de l’Afrique orientale (surtout en Somalie), provoquant au total 230’000 morts, dont 160’000 dans la province indonésienne d’Aceh. (apic/misna/bb)




