" The Old Testament Types of Christ as Ref lected in the Select Metrical Homilies (Memre) of Jacob of Serugh». Rens. : Faculté de Théologie, Grand-Place, 45 – 1348 Louvain-la-Neuve (tél. 010/47.36.04 ; fax 010.47.87.40 ; http://www.teco.ucl.ac.be).
Prague: Vers la réhabilitation du réformateur Jan Hus pour l’an 2000 ?
Un symposium international convoqué à Rome en fin décembre
Prague, 5 juillet 1999 (APIC) Le réformateur tchèque Jan Hus (1369-1415), exécuté sur le bûcher comme hérétique alors qu’il était venu plaider sa cause au Concile de Constance, pourrait être réhabilité en l’an 2000. Jean Paul II prévoit à cette occasion une nouvelle déclaration sur la personne de Jan Hus, basée cette fois sur une recherche scientifique objective.
Selon Daniel Herman, porte-parole de la Conférence des évêques catholiques tchèques, un symposium international sur la personne et la théologie de Jan Hus aura lieu à la mi-décembre 1999 à Rome. Vaclav Havel, président de Tchéquie, devrait y participer.
Des observateurs à Rome estiment que le mercredi des Cendres de l’an 2000 pourrait être la date éventuelle de la réhabilitation de Jan Hus. Car le pape a plusieurs fois évoqué qu’il était important que l’Eglise fasse son examen de conscience et demande pardon pour les fautes commises dans le passé.
La date du 6 juillet, jour de la mort de Jan Hus en 1415, est devenue, depuis 1990, un jour férié en Tchéquie. Le réformateur est célébré à la fois sur le plan religieux et sur le plan national.
Lors de sa première visite à Tchéquie en 1990, Jean Paul II avait rendu hommage au réformateur de Bohême Jan Hus, ancien recteur de l’Université de Prague, condamné au Concile de Constance et brûlé vif en 1415. Il avait rappelé que le cardinal Jozef Beran, ancien archevêque de Prague, était intervenu lors du Concile Vatican II pour évoquer la personne de Jan Hus «en déplorant les excès auxquels on s’était laissé aller à cette époque et par la suite». J’ai encore présentes à l’esprit, avait alors dit le pape, «les paroles du cardinal Beran au sujet de ce prêtre qui a eu tant d’importance dans l’histoire religieuse et culturelle du peuple de Bohême». Jean Paul II avait ajouté: «Il reviendra aux experts – en premier lieu aux théologiens tchèques – de définir la place qu’occupe Jan Hus parmi les réformateurs de l’Eglise».
Commission œcuménique
En juin 1993, les évêques tchèques avaient institué une Commission oecuménique composée d’historiens et de théologiens chargés d’examiner à nouveau la personnalité de Jan Hus. Ce dernier fut influencé par les idées du théologien anglais John Wyclif, au succès desquelles contribua beaucoup l’image désastreuse offerte par la papauté de l’époque durant le Grand Schisme d’Occident. Jean Hus lutta aussi contre la simonie et les abus de la hiérarchie.
En décembre 1995, le cardinal français Roger Etchegaray avait annoncé que les procès de Jan Hus et du moine florentin Jérome Savonarole pourraient être révisés par Rome.
Excommunié en 1411 par son archevêque, Jan Hus fut convoqué au Concile de Constance, réuni par l’antipape Jean XXIII à l’initiative de l’empereur d’Allemagne Sigismond, précisément pour mettre un terme au Grand Schisme. Bien que muni d’un sauf-conduit impérial, il fut arrêté à son arrivée à Constance et brûlé comme hérétique le 6 juillet 1415.
Sa mort provoqua en Bohème un soulèvement à la fois national contre les Allemands et religieux contre l’Eglise établie. Les insurgés furent battus par l’empereur. Une partie des hussites se rallia finalement au catholicisme, une autre épousa les thèses luthériennes. Les frères Moraves et l’Eglise hussite tchèque perpétuent aujourd’hui les idées de Jan Hus. (apic/kpr/ba)



