Les chrétiens prient pour la paix dans la région
Tibet : L’unique paroisse catholique de la région est préservée des violences
Lhassa, 21 mars 2008 (Apic) Perché à 3’000 mètres d’altitude, le village de Yanjing domine le Mékong et présente la particularité d’abriter la seule paroisse catholique du Tibet. Les 550 fidèles que compte la communauté prient pour la paix dans la région.
Situé à l’extrémité sud-est de la Région autonome du Tibet, Yanjing (Yerkalo en tibétain) a été évangélisé au milieu du XIXème siècle par des prêtres des Missions Etrangères de Paris puis par des chanoines du Grand Saint Bernard (Suisse). Le village a conservé la foi catholique en dépit des vicissitudes de l’histoire. Il compte aujourd’hui près de deux tiers de catholiques, soit 550 fidèles. Le Père Lu Rendi, actif dans de ce qui est l’unique paroisse catholique de la Région autonome du Tibet, a confié le 19 mars à l’agence « Eglises d’Asie » que les catholiques de Yanjing priaient pour la paix dans la région.
Le prêtre a ajouté que la vie se poursuivait normalement à Yanjing et que les émeutes antichinoises qui se sont produites à Lhassa à partir du 10 mars n’ont pas eu de répercussion directe dans le village. Yanjing se situe à trois jours de route de Lhassa. De la province toute proche du Yunnan, des informations font toutefois état de la fermeture par les autorités chinoises de la route qui relie le Yunnan à Yanjing. Des membres du Bureau des Affaires religieuses de la province se sont rendus jusqu’à Yanjing afin de s’assurer que tout y était calme.
Ailleurs, dans le Tibet historique, où les bouddhistes sont omniprésents, les catholiques ont pris connaissance des récentes émeutes par les médias chinois. A Xining, capitale du Qinghai, le Père Qin Guoliang indique à « Eglises d’Asie » que la ville est calme et que les catholiques entretiennent des relations cordiales avec les bouddhistes tibétains.
A Hongkong, Kwun Ping-hung, observateur de longue date de l’Eglise catholique en Chine, souligne que les catholiques comme les bouddhistes tibétains se trouvent en conflit avec les autorités chinoises qui veulent avoir le dernier mot dans les affaires religieuses. (apic/eda/bb)



