Timor-Est: Poursuite des attaques des milices pro-indonésiennes
Dili, 19 avril 1999 (APIC) Plusieurs personnes ont été tuées dimanche à Timor-Est à la suite d’attaques des milices pro-indonésiennes qui ont fait plus de trente morts durant le week-end dans la capitale Dili. Selon les témoins, les milices ont ouvert le feu et incendié des maisons appartenant à des militants favorables à l’indépendance et massacré des gens alors que les forces de sécurité indonésiennes – qui ont entraîné et armés ces groupes – n’ont fait aucune tentative pour arrêter les violences.
Dimanche, des unités de la police indonésiennes patrouillaient aux abords de Dili. A l’heure actuelle, on est encore sans nouvelles du sort d’un centaine de réfugiés après l’attaque de leur maison par les miliciens anti-indépendantistes. Les violences ont éclaté samedi quand un millier de paramilitaires ont défilé dans les rues de Dili, capitale de l’ancienne colonie portugaise, pour protester contre le mouvement indépendantiste. Les miliciens pro-Indonésiens ont alors attaqué les maisons des indépendantistes, notamment celle d’un important leader, Manuel Carrascalao, tuant son fils et sept autres personnes présentes.
Une centaine de personnes, pour la plupart des villageois déplacés par les troubles, avaient trouvé refuge dans cette maison au moment de l’attaque. On ne sait pas pour l’heure ce qu’ils sont devenus. Le Prix Nobel de la Paix timorais, Mgr Carlos Filipe Xiemenes Belo, et d’autres personnalités, ont accusé les militaires d’être restés passifs face aux violences des milices anti-indépendantistes. Le Premier Ministre portugais Antonio Guterres a déclaré qu’il tenait l’Indonésie pour entièrement responsable, parce que Timor Est fait encore partie de l’Indonésie et que c’est l’Indonésie qui a armé les milices. (apic/bbc/be)



