Le président Horta remercie l’Eglise pour son rôle de médiateur
Timor: Reddition de soldats rebelles
Dili, 5 mai 2008 (Apic) Le gouvernement du Timor oriental remercie l’Eglise catholique pour avoir «facilité la reddition d’ex-soldats rebelles.
« Je tiens à remercier l’Eglise», qui a contribué à «la stabilité dont jouit ce pays », a déclaré le président Jose Ramos-Horta, saluant là le travail de l’Eglise catholique. Fin avril, après plusieurs mois de tensions, le lieutenant Gastao Salsinha, principal officier des ex-soldats entrés en rébellion en 2006, et onze de ses hommes, qui avaient tenté d’assassiner, le 11 février 2008, le président Jose Ramos-Horta et le Premier ministre Xanana Gusmao, avaient déposé les armes, en se rendant aux autorités devant le palais du gouvernement.
Le 11 février, Xanana Gusmao avait échappé aux balles, et le président, grièvement blessé, échappait de peu à la mort. Durant deux mois – son retour à Dili date du 17 avril -, Jose Ramos-Horta avait été soigné à Darwin, en Australie.
Le 29 avril, lors de la cérémonie de reddition, il a tenu à pardonner à ses agresseurs. « En tant que personne, en tant que chrétien, je vous pardonne, mais, en tant que président, en tant que citoyen, vous devez répondre de vos actes devant la justice », a-t-il déclaré, ajoutant : « Vous devez des explications au peuple. Qui vous a envoyé, qui vous a financé, qui vous a soutenu, fourni des armes et des uniformes, et qui a planifié tout cela ? ».
Les conditions de la reddition de Gastao Salsinha et de onze de ses hommes restent également à éclaircir. Si le Père Ola, âgé de 40 ans, a pu jouer un rôle d’intermédiaire pour l’Eglise, c’est que les rebelles se cachaient sur le territoire de sa paroisse. Il y a plus d’un an, le gouvernement avait déjà fait appel à l’Eglise pour agir en tant que médiateur dans cette crise.
Selon le témoignage du prêtre, les négociations à proprement parler ont duré quatre jours.
Pour le Père Cyrus Banque, président de la Commission ’Justice et Paix’ du diocèse catholique de Dili, la reddition des ex-soldats est une nouvelle très importante pour l’avenir du pays, car le gouvernement peut mettre un terme aux opérations militaires lancées pour les retrouver et, ainsi, la population pourra retrouver une vie normale. « C’est un moment crucial pour la paix. Désormais, la situation va se normaliser et les réfugiés n’auront plus à avoir peur de rentrer chez eux », a-t-il estimé. (apic/eda/pr)



