Togo: Des organisations chrétiennes dénoncent une atmosphère électorale de peur
Elections présidentielles qualifiées de «parodie de démocratie»
Lomé, 27 mai 2003 (apic) Une dizaine d’organisations chrétiennes et des droits de l’Homme, dont Caritas, ont dénoncé hier la «parodie de démocratie» qui sévit au Togo, où doit avoir lieu l’élection présidentielle dimanche prochain. Le général Gnassingbé, au pouvoir depuis 36 ans, s’est arrangé pour écarter le principal candidat de l’opposition.
Selon un communiqué publié à Paris, les associations dénoncent «l’atmosphère actuelle de peur qui règne dans le pays et qui ne permettra pas au peuple de s’exprimer librement». Le document est signé notamment par la Fédération Internationale d’Actions des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT), la Fédération Internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Caritas Allemagne et l’Organisation Canadienne Catholique pour le Développement. Il exprime une «vive inquiétude devant l’absence de transparence et l’iniquité du processus électoral» et «insiste sur les violations nombreuses et permanentes des droits de l’Homme dont des sources crédibles et concordantes font régulièrement état», relate l’agence d’information MISNA à Rome.
Une délégation des organisations a été reçue au ministère français des Affaires Etrangères, auquel elle a demandé de manifester au gouvernement togolais «les préoccupations afin que soient respectées les règles démocratiques élémentaires et les droits humains».
Le 1er juin prochain se tiendront les élections présidentielles, pour lesquelles l’actuel chef de l’Etat, le général Gnassingbé Eyadéma présentera à nouveau sa candidature. Au pouvoir depuis 36 ans, le président togolais a modifié la Constitution, ce qui a eu pour effet d’exclure pour un prétexte formel le principal candidat de l’opposition, Gilchrist Olympio. (apic/misna/bb)




