Et le phénomène ne fait qu’empirer

Togo: Les sectes prolifèrent à Lomé

Lomé, 30 juin 2005 (Apic) Les nouvelles sectes religieuses dites chrétiennes prennent de l’ampleur au Togo. Le phénomène s’est développé depuis l’ouverture démocratique du pays au début des années 90. Partisans et adversaires de ces nouvelles sectes sont cependant divisés sur l’interprétation à donner aux «nouvelles religions» au Togo.

Selon certaines estimations, ces sectes sont «plusieurs centaines», avec des dénominations aussi variées les unes que les autres. A en croire des témoignages de fidèles rapportés par radio Nostalgie Lomé, «les miracles sont leur apanage». Leurs centres de prière sont dans des maisons inhabitées, sur des terrains vagues, dans les écoles.

Les autorités estiment toutefois que le problème des sectes religieuses ne fait qu’empirer au Togo. A Lomé seulement, affirment-elles, 400 sectes ont été recensées. Pour attirer le plus grand nombre d’adeptes, leurs responsables promettent réussites sociale et financière, ainsi que le salut éternel aux fidèles.

Le phénomène s’est développé à cause du marasme socio-économique, consécutif à la crise politique que traverse le Togo depuis le début des années 90. Plusieurs observateurs sur place à Lomé ont estimé que la multiplication des «Eglises» et sectes au Togo est devenue une «affaire commerciale qui marche bien».

Un archevêque du pays, Mgr Jacques Anyilunda, évêque de Dapaong, a expliqué la prolifération des sectes par le fait «qu’elles arrivent d’Amérique avec des moyens financiers importants. En face, l’action de l’Eglise catholique en faveur de la population et du développement est, elle, désintéressée». (apic/ibc/pr)

30 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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