La préparation des vacances : une nécessité.

Tourisme: Un voyage bien préparé vaut un examen universitaire, estime Mgr Monni

Rome, 31 juillet 2003 (Apic) Période de vacances, l’été invite certes au farniente, mais pourrait aussi être un temps utile pour approfondir sa propre culture, par des voyages instructifs dans des localités d’intérêt historique, artistique ou archéologique. Pour Mgr Piero Monni, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation mondiale du Tourisme, « un voyage bien préparé vaut un examen universitaire ». Il s’en est expliqué sur les ondes de Radio Vatican.

Mgr Monni : La préparation aux vacances est une notion qui fait son chemin dans l’esprit de qui veut être touriste, en particulier les parents qui voyagent avec leurs enfants, qui projettent un voyage intéressant et veulent que ce voyage constitue pour les jeunes et pour eux-mêmes un examen, un test de culture générale notable. Je dis toujours qu’un voyage à l’étranger, un voyage bien préparé est comme un examen universitaire.

Q. : Les éléments spirituels jouent aussi un rôle?

Mgr Monni : Les vacances doivent représenter non seulement un moment de repos pour le corps, mais aussi pour l’esprit et pour l’intelligence. Et l’hygiène mentale réclame, après tant de mois passé dans un bureau ou un atelier, l’exigence du repos. Mais une parenthèse spirituelle est aussi nécessaire pour pouvoir réordonner durant les vacances certaines idées sur la vie sociale, la vie politique, culturelle; pouvoir, pendant les vacances, synthétiser ce qui a été durant l’année l’objet de spectacles télévisuels, de reportages télévisuels, de lectures de journaux, de revues, de livres: il est très important de recueillir, de synthétiser et ensuite de pouvoir affronter la nouvelle année de travail avec des idées plus claires.

Q. : Le nombre des personnes qui choisissent de voyager à la dernière minute est toutefois en augmentation, estimant que les agences spécialisées sont là pour préparer un voyage.

Mgr Monni : Je pense que quelqu’un qui se prépare à dépenser un petit capital comme celui dont on a besoin pour les vacances doit être aussi lucide et doit aborder cette dépense en raisonnant: on ne peut pas entreprendre un voyage en choisissant n’importe quelle destination. Il me semble que le sacrifice de réfléchir à cette dépense doit être compensé par la joie de pouvoir se rendre à un endroit qui corresponde au sacrifice financier consenti.

Q. : L’Eglise s’est exprimée sur ce genre de questions

Mgr Monni : L’Eglise a pris position à propos des excès non « éthiques » de certains villages qui ont monopolisé l’attention et qui ont extrait leurs hôtes de leur environnement. (apic/zn/pr)

1 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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