Le bus à tout prix, ou le bonheur d’avoir six ans

Tout ceci est vrai.

Resquilleurs, les gens? Les Transports publiques de Fribourg peuvent à l’avenir dormir sur leurs deux oreilles. Et mettre un terme aux boulots astreignants des surveillants, qui ne demandaient pas mieux que de surprendre parfois l’indélicat. Le transporté sans titre de transport, que rien ou si peu ne distinguait des autres usagers du bus. La scène, tout ce qu’il y a de plus authentique – comme la joie d’un enfant à qui on apprend qu’il est désormais en âge de payer le bus – se passe à l’un des arrêts de la ville. Arnaud vient de fêter son anniversaire. Son sixième, un bail. Pour rien au monde il n’entend s’engouffrer dans la voiture de son père. Joyeux qu’il est d’apprendre qu’il paiera désormais le bus dans lequel il veut maintenant monter avec sa grand-mère, trop heureuse d’y consentir. Bref, Arnaud est content. Satisfait de faire son premier pas de contribuable en herbe. Quitte à le revendiquer haut et fort, et à démentir, outré, quiconque aurait l’audace de lui suggérer de dire au contrôleur qu’il n’a que cinq ans. Histoire de voyager encore gratis. (apic/pr)

29 novembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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