Terre sainte : Les chrétiens appellent à la paix et à la « fin de l’occupation »

« Tout cela n’est jusqu’à maintenant que pures paroles »

Jérusalem, 10 janvier 2010 (Apic) Mettre fin à l’occupation et à l’embargo dans les territoires palestiniens, abattre la barrière de séparation et renégocier «sérieusement» une paix «juste et définitive» en Terre Sainte : tels sont les principaux points contenus dans le document de Kairo Palestine, appel signé par les leaders des différentes religions chrétiennes en Terre Sainte.

Grâce à la bonne volonté de la communauté internationale et des Églises dans le monde, «la paix est possible» – affirment les signataires du document, dont le patriarche latin émérite de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, et l’archevêque de l’Église grecque orthodoxe de Jérusalem, Mgr Theodosios Atallah Hanna. La paix est également «source d’espoir» pour l’avenir en Terre Sainte, lancent-ils dans leur appel repris le 8 janvier par l’agence Misna. «Tous en effet parlent de paix et de processus de paix au Moyen-Orient, alors que tout cela n’est jusqu’à maintenant que pures paroles», s’insurgent les auteurs de l’appel : «Israël tourne en dérision le droit international et les résolutions internationales, avec l’impuissance du monde arabe comme de la communauté internationale face à ce mépris», affirment les religieux, condamnant les violations des droits de l’homme commises en Terre Sainte.

« L’occupation israélienne est un péché contre Dieu »

Le document précise en outre que «malgré les multiples rapports des organisations locales et internationales des droits de la personne, l’oppression continue». Les leaders religieux rappellent que les «les Palestiniens de l’État d’Israël, tout en étant des citoyens ayant tous les droits et les devoirs que leur confère la citoyenneté, ont eux aussi subi une injustice historique et ne cessent de souffrir de politiques discriminatoires. Eux aussi attendent d’obtenir tous leurs droits et d’être traités à égalité avec tous les citoyens de l’État». «Nous déclarons également que l’occupation israélienne des Territoires palestiniens est un péché contre Dieu et contre la personne humaine, car elle prive les Palestiniens des droits humains fondamentaux que Dieu leur a accordés», affirment les signataires du document, tout en condamnant «le mur de séparation, qui a été construit sur les terrains palestiniens», l’embargo d’Israël, les «colonies israéliennes qui nous dépouillent de notre terre et contrôlent nos ressources naturelles», «l’humiliation à laquelle nous sommes soumis chaque jour aux points de contrôle militaires, pour nous rendre à notre travail, à nos écoles ou à nos hôpitaux», «la liberté religieuse elle-même, à savoir la liberté d’accès aux lieux saints», qui «devient limitée, sous prétexte de sécurité», la question des réfugiés qui attendent de revenir «depuis des générations» et des prisonniers détenus en Israël et l’immobilisme de la communauté internationale. (apic/misna/bb)

10 janvier 2010 | 10:44
par webmaster@kath.ch
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