Tout faire pour éviter un «scénario catastrophe» qui bloquerait le pays

Kenya: Le Conseil national des Eglises appelle à un «examen complet» de la Constitution

Nairobi, 12 novembre 2009 (Apic) Le Conseil national des Eglises du Kenya (NCCK) a plaidé pour un «examen complet» de la Constitution du pays.

A l’issue d’une réunion de deux jours, destinée à poursuivre la «réflexion» sur le processus de révision constitutionnelle, il a rappelé qu’après avoir œuvré pour la promulgation d’une nouvelle constitution depuis vingt ans, il maintiendra la pression jusqu’à ce que l’adoption d’une nouvelle constitution «juste et acceptable».

Dans une déclaration rapportée par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), le NCCK a exprimé sa disponibilité à travailler avec toutes les parties prenantes, afin de parvenir à un consensus autour des différents points «litigieux». Ce consensus permettra d’aboutir à l’adoption d’une nouvelle constitution qui répondrait à l’attente et aux aspirations des kenyans.

A ce sujet, il a invité les kenyans à se mettre ensemble, et à mettre de côté leurs différends ethniques, religieux et politiques. Il a exhorté les partis politiques et les groupes d’intérêts à faire de même. Cette unité permettra de parvenir à la nouvelle Constitution favorable à tous. «Recherchons tous ensemble, une constitution qui soit bonne pour les générations futures, au lieu de chercher à préserver les intérêts actuels», a indiqué le conseil.

«Dans le meilleur des cas, a-t-il poursuivi, le projet de nouvelle Constitution élaboré par la commission d’experts sera largement acceptable pour les kenyans» avant d’être soumis à référendum. Puis, suivra une seconde étape: l’éducation civique avant le référendum constitutionnel en vue de sa ratification par le peuple. Dans ce premier cas de figure, le Kenya aura une nouvelle constitution dans les six mois. Elle mettra le pays sur la «voie de la stabilité».

Au contraire, a averti le conseil, ce serait inquiétant que le projet de nouvelle Constitution soit rejeté ou pris en otage par des intérêts politiques, en vue de son rejet lors du référendum. Car cela fera maintenir la Constitution actuelle qui a «pratiquement détruit le pays», comme le souhaiteraient «certains acteurs politiques». «

Une telle éventualité pourrait se traduire par une aggravation de la haine et des divisions ethniques, l’apparition de la violence à cause de la frustration lors des élections de 2012, ainsi que l’instabilité et l’anarchie, a mis en garde le NCCK. (apic/ibc/pr)

12 novembre 2009 | 11:25
par webmaster@kath.ch
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