133 pays signataires: manquent 50 pays, dont les EU et la Chine
Traité d’interdiction des mines: Les cloches des églises retentiront le 1er mars
Genève, 15 février 1999 (APIC) Un concert de cloches devrait saluer le 1er mars l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des mines signé à Ottawa en décembre 1997. 133 pays ont signé à ce jour le Traité. 50 pays ne l’ont pas encore fait, dont les Etats-Unis et la Chine, associés en la circonstances pour défendre encore les mines de l’horreur, qui tuent un homme, une femme ou un enfant toutes les 20 minutes.
Les Eglises de nombreux pays, notamment du Brésil, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de France, d’Italie et de Suisse, ont d’ores et déjà annoncé que les cloches sonneront dans les églises ce jour-là. La Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel espère que d’autres Eglises s’associeront à ce projet ces deux prochaines semaines.
Ce concert de cloches devrait non seulement célébrer la mise en vigueur du traité, mais exprimer l’engagement à continuer la campagne pour que davantage de pays signent le traité. Même si 133 pays ont déjà signé le Traité d’interdiction des mines d’Ottawa, il reste encore beaucoup de mines dans le monde qui continuent de mutiler et de tuer. «La réalité est que la multiplication des mines antipersonnel fait environ 24’000 morts et blessés chaque année – c’est-à-dire, un homme, une femme ou un enfant toutes les 20 minutes», fait remarquer David Hillman, coordinateur de cette campagne organisée par la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et le Conseil œcuménique des Eglises (COE). 50 pays n’ont pas encore signé le Traité, dont les Etats-Unis et la Chine
Plus de mille organisations non gouvernementales participent à cette campagne, et plus d’un tiers d’entre elles sont des Eglises chrétiennes, des organisations liées aux Eglises ou des organismes représentant d’autres religions.
La FLM et le COE ont joué un rôle important dans la campagne pour l’interdiction des mines. Mais, fait-on remarquer à Genève, au Siège de la FLM, plusieurs décennies seront nécessaires pour le processus du «déminage» dans le monde entier. (apic/eni/pr)



