Coopération renforcée entre la KEK et la CEME

Trondheim: Deux organisations d’Eglises européennes ensemble pour défendre les migrants

Trondheim, 6 juillet (Apic) La Conférence des Eglises européennes (KEK), qui a achevé le 2 juillet sa 12e Assemblée à Trondheim, en Norvège, renforcera sa coopération avec la Commission des Eglises auprès des migrants en Europe (CEME), dont le siège est à Bruxelles, afin de «mobiliser les Eglises européennes contre le racisme et la xénophobie et défendre les droits des migrants et des réfugiés. Le travail de la Commission auprès des migrants serait ainsi placé sous l’égide de la KEK.

«Dans la mesure où la migration et, plus particulièrement, les préoccupations en ce qui concerne les réfugiés et les minorités ethniques figurent à l’ordre du jour de l’agenda d’un bon nombre de nos Eglises, nous souhaitons encourager une intensification de la coopération oecuménique dans ces secteurs», a déclaré le pasteur Keith Clements, secrétaire général de la KEK.

«La migration et toutes les questions connexes sont en passe de devenir un thème majeur pour tous les pays européens, et il est évident que les Eglises se doivent d’être l’Eglise qui accueille l’étranger, le faible, ceux dont les droits risquent d’êtres bafoués», a-t-il poursuivi. «Toutes les Eglises membres de la KEK s’associeront peu à peu au travail coordonné de la Commission pour combattre le racisme et traiter de la question des minorités», a ainsi confirmé la présidente de la CEME, Annnemarie Dupré, d’Italie.

Ces dernières années, la CEME s’est concentrée sur des questions comme l’asile, la traite des êtres humains, le racisme et la xénophobie. Avec d’autres organisations chrétiennes, la Commission suit de près le développement et la législation de l’Union européenne sur la migration et l’asile.

Appel en faveur d’une ratification

L’Assemblée de la KEK a en outre appelé tous les gouvernements européens à ratifier un Traité des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leurs familles, entré en vigueur depuis le 1er juillet pour les 22 Etats qui l’ont ratifié. Toutefois, aucun grand pays industrialisé n’a signé la convention, a déploré l’organisation «Human Rights Watch». Le Bureau des Nations Unies sur la population estime à 175 millions le nombre d’immigrants dans le monde.

A noter que la 12e Assemblée de la KEK s’est terminée par l’appel de l’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, à partager les ressources entre les peuples des hémisphères Nord et Sud. L’Assemblée, qui a duré 8 jours, a vu la participation de quelque 800 personnes. (apic/eni/pr)

6 juillet 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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