Le nombre et la hauteur des tours seront limités

Turquie: Le gouvernement veut contrôler les constructions de minarets

Istanbul, 16 novembre 2007 (Apic) Le «Département des affaires religieuses de la république de Turquie» veut mettre un frein à la multiplication sauvage des minarets. Son président Ali Bardakoglu a signé un arrêté dans lequel sont dorénavant limités le nombre et la hauteur de ces tours attenantes aux mosquées.

Le Département des affaires religieuses veut ainsi mettre fin aux véritables concours auxquels se livrent les communes pour abriter le plus grand nombre de minarets et les plus élevés, selon le journal «Zaman», dans son édition du 15 novembre. Par ailleurs, des dispositions précises quant aux matériaux de construction et à la structure des minarets seront à observer, afin de faire face aux tremblements de terre et aux intempéries.

Les mosquées sont la plupart du temps construites grâce à des soutiens financiers extérieurs. Les communes ont développé depuis plusieurs années une tendance à se concurrencer en affichant l’édifice le plus prestigieux. Et dans ce domaine, la tour joue un rôle important. Il n’est pas rare de voir de petites mosquées, dans des villages ou quartiers pauvres, avec quatre voire six hauts minarets. Il arrive que ces tours s’effondrent et provoquent des morts ou des blessés lorsqu’elles sont construites de façon bâclée.

Selon l’arrêté, le nombre de minarets et leur hauteur seront fixés en fonction de la grandeur de la mosquée. Des édifices pouvant abriter jusqu’à 2’500 fidèles ne seront équipés que d’une tour, et avec un seul balcon. Les plus grandes mosquées pourront avoir un 2e minaret. Et la hauteur des minarets ne devra pas dépasser le double de celle de la coupole. (apic/kna/ak/bb)

16 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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