Il avait assassiné le Père Santoro en février dernier
Turquie: Le jeune meurtrier du prêtre italien est jugé à huis clos
Ankara, 15 mai 2006 (Apic) Le procès du meurtrier du prêtre italien, tué en février – un jeune mineur – s’est ouvert à huis clos à Trabzon, dans le nord-est de la Turquie. Il pourrait bénéficier d’une réduction de peine vu son âge, 16 ans.
Le procès de l’adolescent turc accusé du meurtre, en février dernier, d’un prêtre catholique italien à Trabzon (nord-est de la Turquie) a commencé lundi à huis clos devant un tribunal de la ville.
Selon l’agence de presse turque Anatolie, le ministère public a requis la prison à perpétuité contre le jeune homme, âgé de 16 ans, dont le nom n’et pas cité en raison de son âge. Le jeune assassin doit répondre d’homicide volontaire, de possession illégale d’arme à feu et d’atteinte à l’ordre public. Il est accusé d’avoir abattu le prêtre Andrea Santoro, 61 ans, le 5 février au sortir de son église Sainte-Marie, un crime qui avait suscité une immense indignation du gouvernement et de l’opinion publique turcs. Le meurtre avait également bouleversé l’Italie, et certains voient déjà le Père Santoro saint et martyr.
Le prévenu a reconnu les faits lors d’interrogatoires menés par la police, mais ses motivations restent floues. Plusieurs thèses ont été avancées comme mobiles possibles du meurtre: un crime organisé par des réseaux locaux de prostitution, un acte à connotation islamiste sous prétexte de prosélytisme religieux, une séquelle de l’affaire des caricatures du prophète Mahomet.
L’église catholique de Trabzon – l’ancienne Trébizonde, située sur les bords de la Mer Noire, à moins de 200 kilomètres de la frontière géorgienne – où servait depuis cinq ans le père Santoro, ne comptait que huit ou neuf fidèles catholiques et quelques orthodoxes.
Le jeune assassin pourrait bénéficier d’une réduction de peine vu son âge, s’il est reconnu coupable, selon le procureur en charge du dossier. (apic/ag/vb)



