Ukraine:
Kiev/Lviv, 2décembre(APIC) Cinq ans après la reconnaisance de l’Eglise
grecque-catholique d’Ukraine (uniate), la querelle avec l’orthodoxie pour
la restitution des biens ecclésiastiques confisqués sous le régime communiste n’est pas encore close. Dans 135 districts, les églises ou autres propriétes n’ont pas été rendues. L’Eglise uniate, son clergé, ses fidèles et
ses biens avaient été incorporés de force à l’orthodoxie par Staline en
1946. Selon les autorités l’Eglise ukrainienne catholique compte aujourd’hui 2’897 commuanutés mais ne dispose que de 1’500 églises. La sitution s’est encore sensiblement compliqué après l’éclatement de l’orthodoxie
ukrainienne en trois Eglises parfois violemment opposées.
Le désir de rapprochement oecuménique existe pourtant. Il a été à
nouveau exprimé lors de la célébration du 50e anniversaire de la mort du
métropolite grec-catholique Andrej Scheptytskyj, figure marquante du
renouvellement spirituel, culturel et national de l’Ukraine occidentale du
début du siècle. Le chef de l’Eglise grecque catholique, le cardinal Ivan
Lubachisky, a affirmé qu’il espérait fêter en 1996 le 400e anniversaire de
l’Union de Brest-Litovsk en commun avec les autres Eglises d’Ukraine.
De hauts dignitaires de l’Eglise orthodoxe autocéphale d’Ukraine et de
l’Eglise orthodoxe ukrainienne patriarcat de Kiev, toutes deux détachées de
du patriarcat de Moscou, ont pris part à cette manifestation. Le désir
d’unité s’exprime aussi à travers la création d’une nouvelle revue
oecuménique intitulée «La cathédrale» et qui doit paraître quatre
fois par an sous l’égide de l’association des journalistes catholique
des Carpates.
Mgr Wasyl Medwit, évêque auxiliaire de Lviv




