L’ambassadeur d’Ukraine au Vatican s’en réjouit
Ukraine: La visite de Jean Paul II laissera des traces
Rome, 9 juillet 2001 (APIC) La visite du pape Jean Paul II en Ukraine, fin juin, laissera des traces, estime l’ambassadeur d’Ukraine au Vatican. Il s’en réjouit.
«Jean Paul II a manifesté une connaissance profonde de l’Ukraine et de notre histoire. Jamais un hôte ne nous avait aussi bien compris», déclare l’ambassadeur d’Ukraine au Vatican, Nina Kovalska, dans une interview publiée dimanche par «L’Osservatore Romano».
Nina Kovalska souligne l’importance du voyage du pape pour l’ensemble du peuple ukrainien et le fait que, par le biais de la télévision, «il n’y a pas, dans l’histoire des médias ukrainiens, d’événement qui ait été aussi suivi que celui-là». «Toutes les paroles qu’il a prononcées ont laissé une trace profonde dans l’âme des gens», assure-t-elle, avant d’observer: «Le fait qu’il se soit adressé à nous dans un excellent ukrainien a beaucoup touché le peuple ; il a aussi manifesté une connaissance profonde de l’histoire ukrainienne, et notamment de ses périodes les plus sombres».
«Notre pays est traditionnellement à majorité orthodoxe, poursuit Nina Kovalska, et la situation actuelle de liberté religieuse fait que beaucoup de religions doivent cohabiter». Pour elle, «le pape est allé à la rencontre de ces responsables religieux qui ont exprimé devant lui le désir de vivre en paix au sein de nos frontières, les uns à côté des autres». «C’est un processus d’unité que Jean Paul II a initié, qui est très important, surtout pour l’Eglise orthodoxe, insiste l’ambassadeur. Cette unité intéresse l’Etat, qui pourrait ainsi donner un rôle plus important aux chrétiens dans la société».
Concernant les relations entre l’Etat et l’Eglise catholique, l’ambassadeur d’Ukraine près le Saint-Siège se réjouit «d’une compréhension réciproque et d’une volonté d’améliorer et d’intensifier les rapports. Bien entendu, il reste des problèmes à résoudre, comme par exemple la restitution du patrimoine et des propriétés de l’Eglise confisqués par le régime soviétique… Il est impossible de mener à bien rapidement un processus complexe de restitution». (apic/imed/pr)



