Europe: Les évêques saluent le réveil des Français contre le «Mariage pour tous»

«Un bon signe» et une «grande promesse» pour l’Europe

Rome, 10 mai 2013 (Apic) Au sortir d’une audience avec le pape François, le 10 mai 2013, les représentants de l’épiscopat européen ont salué, devant la presse, le réveil des Français face au «Mariage pour tous». Interrogés par I.MEDIA, les deux vice-présidents du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) y ont vu «un bon signe» et une «grande promesse» pour le vieux continent.

«Chez nous, les fidèles ont été très impressionnés et nous sommes reconnaissants à la France pour ce réveil, ce témoignage», a confié le Polonais Jozef Michalik. L’archevêque de Przemysl et président de la Conférence des évêques de Pologne a jugé que la mobilisation en France était «un bon signe».

Il a déploré en outre, dans certains pays européens, «la tendance d’un certain laïcisme, d’un lent sécularisme, qui parviennent parfois à annuler certains principes démocratiques». «L’Eglise doit parfois défendre la démocratie», a assuré le prélat polonais en citant des propos de l’évêque d’Angoulême (France), Mgr Claude Dagens, auteur de plusieurs rapports sur la place de l’Eglise dans la société française.

Les jeunes sont libérés des schémas idéologiques

Le cardinal italien Angelo Bagnasco, autre vice-président de la CCEE, a quant à lui relevé le rôle prépondérant des jeunes dans les manifestations en cours en France. «Les jeunes, a affirmé l’archevêque de Gênes, sont aujourd’hui beaucoup plus libres que les adultes». Ils sont libérés «des schémas idéologiques, des catégories historiques et des diatribes du passé, et donc plus disponibles à la vérité des choses».

Ces jeunes «prêts à changer d’opinion, à en discuter, plus libres et disponibles à l’égard de la transcendance et de la dimension religieuse de la vie», sont pour le cardinal Bagnasco «une grande promesse pour l’Europe qui a du mal à retrouver son âme».

Convaincu que les chrétiens, «avec tous les hommes de bonne volonté», devraient «réveiller et encourager dans l’opinion et chez les jeunes en particulier, le goût de la vérité», le cardinal Angelo Bagnasco a insisté enfin sur la «grande responsabilité» des croyants «dans le face à face entre vérité et profit». (apic/imedia/ami/bb)

10 mai 2013 | 17:35
par webmaster@kath.ch
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