Un café dirigé par le Département de la jeunesse de Jérusalem: Interdit aux Arabes!

Les dernières manifestions racistes ont touché les nouveaux immigrants russes, mais ces derniers n’en sont pas les seules victimes. Ainsi, un café qui accueille les jeunes en difficultés, géré par la Municipalité de Jérusalem, a désormais une politique d’admission très claire: «Entrée interdite aux Arabes», révèle pour sa part le quotidien israélien «Ha’aretz». Les jeunes arabes sans domicile fixe qui errent dans les parcs publics et les rues de Jérusalem Ouest ne sont plus admis depuis quatre mois au Koreh b’Cafeh, dans la zone de Nahalat Shiva, un établissement alternatif pour jeunes marginalisés dirigé par le Département de l’assistance sociale de la jeunesse de la mairie de Jérusalem. Motif: selon le chef du Département de la jeunesse, Shabtai Amedi, le principal intérêt des jeunes Arabes était la présence de jeunes filles juives en détresse.  » Nous craignions de retrouver (ces) jeunes filles dans les villages arabes.»

«C’est du racisme, simplement de l’apartheid», se fâche Samia Shibli, une travailleuse sociale du secteur arabe citée par «Ha’aretz». Bénévole à «Elem», une œuvre d’entraide pour la jeunesse en détresse, Samia Shibli déplore d’autant plus vivement cette exclusion que «ce racisme vient du système de d’assistance sociale». Selon le journal israélien, l’histoire de ce café est l’un des exemples du peu de cas que l’on fait à Jérusalem des jeunes Arabes marginalisés, qu’ils aient la nationalité israélienne ou qu’ils relèvent de l’Autorité palestinienne. (apic/haar/be)

23 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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