Australie: Etude anglicane sur les abus sexuels du clergé à l’égard des enfants

Un cas sur trois est resté impuni

Sydney, 19 juin 2009 (Apic) Un cas sur trois d’abus sexuel avéré sur des enfants par un collaborateur de l’Eglise est resté impuni jusqu’à maintenant. C’est ce que révèle une étude menée par l’Eglise anglicane d’Australie, présentée le 18 juin à Sydney.

Le principal motif de non condamnation est le fait que les victimes ne déposent plainte que 23 ans après les faits en moyenne. Plusieurs auteurs présumés de ces abus sont décédés avant ou durant l’enquête.

L’étude publiée par les experts Kim Oates et Patrick Parkinson, de l’Université de Sydney, sur mandat l’Eglise anglicane d’Australie donne des informations sur le profil des auteurs, le cadre des abus sexuels et sur les victimes. Les trois quarts des enfants ou jeunes concernés sont de sexe masculin, et âgés entre 10 et 15 ans au moment des faits. Quant aux auteurs, ce sont surtout des prêtres ou des animateurs de jeunes. L’abus s’est déroulé dans la plupart des cas soit au domicile de l’auteur, soit dans un établissement ecclésial.

L’étude a porté sur 191 cas d’abus sexuels dans 17 diocèses, qui ont fait l’objet d’une plainte entre 1990 et 2008. Elle met en évidence le combat accompli par l’Eglise contre les abus, tout en rappelant «les événements tragiques du passé et les douleurs qui existent toujours», a expliqué l’archevêque et primat anglican Phillip Aspinall. Ce dernier a explicitement présenté ses excuses aux victimes. Il a également souhaité que ce document aide d’autres Eglises dans leur travail d’étude sur les abus sexuels. (apic/kna/gs/bb)

19 juin 2009 | 09:57
par webmaster@kath.ch
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