Un couvent qui veut la vérité et fait son «mea culpa»
Allemagne: Un rapport final remis concernant le monastère d’Ettal
Munich, 13 avril 2010 (Apic) Le procureur chargé de l’affaire des cas d’abus sexuels et de violence sur des enfants au monastère d’Ettal en Allemagne a déposé son rapport à l’Abbaye et à l’archevêché de Munich-Freising, le 12 avril. Thomas Pfister est arrivé à la conclusion que jusqu’en 1990 des enfants et adolescents ont été maltraités et abusés.
Selon les termes du procureur chargé d’enquêter sur l’affaire des abus sexuels et de maltraitance, le juriste Thomas Pfister en est arrivé à la conclusion que «durant des décennies des enfants et adolescents ont été traités de manière brutale, battus sadiquement et abusés sexuellement».
Dans son rapport, il précise en même temps que les conditions de vie à l’internat ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Le concept de l’école et de l’internat a fondamentalement changé depuis cette époque, affirme-t-il.
Plus d’une centaine de victimes
Selon le communiqué, le rapport du procureur Pfister est accompagné de 173 pages de rapports concernant les victimes. Le vicaire général de Munich, Peter Beer, et l’administrateur ad interim de l’Abbaye bénédictine, le Père Emmeram Walter, ont remercié le juriste qui, depuis le 24 février, avait la tâche de clarifier la situation. 15 prêtres étaient concernés par l’enquête. Ils auraient fait plus de 100 victimes.
Pour le Père Emmeram, ce rapport amène sa communauté devant «la douloureuse page de notre passé.» Le porte-parole de l’Abbaye, Michael Müller, va en dire davantage au cours d’une conférence de presse le 13 avril 2010.
Une délégation romaine avait déjà visité la communauté, mais aucun rapport n’a encore été établi sur les faits.
Autocritique appréciée
Le vicaire général Peter Beer a salué la volonté de la communauté bénédictine de faire toute la lumière sur les événements qui ont marqué le couvent. (apic/kna/pem/js)



