Burkina Faso: Préparatifs du congrès mondial des journalistes catholiques
Un défi que l’Afrique veut relever
Ouagadougou, 15 novembre 2009 (Apic) Le 23e congrès mondial de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP) se tiendra du 12 au 19 septembre 2010 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Le compte à rebours de cet évènement, premier du genre dans un pays d’Afrique, a commencé. Un défi que les pays africains veulent relever, en mettant en place, un budget estimatif de 200 millions de francs CFA (50’000 CHF).
Pour le président de la section burkinabé de l’Union catholique africaine de la presse (UCAP), Alexandre le Grand Rouamba, le congrès mondial de l’UCIP-Burkina 2010, mettra «un point d’honneur» sur la formation des journalistes, a rapporté le quotidien gouvernemental burkinabé Sidwaya. Treize commissions ont été mises en place. Elles ont 10 mois pour faire de ce congrès une réussite sur les plans professionnel, spirituel, d’échanges et de brassage culturels.
Lors d’une conférence de presse, vendredi 11 novembre, pour donner le coup d’envoi officiel des préparatifs du congrès, le président de l’UCAP-Burkina a souligné que le congrès de Ouagadougou est un forum auquel 1’000 hommes et femmes de médias sont attendus. Il aura pour thème: «Les médias au service de la justice, de la paix et de la bonne gouvernance dans un monde d’inégalités et de pauvreté».
Les assises seront précédées d’une session de formation, pendant deux jours, des jeunes journalistes. Le congrès sera suivi, le 17 septembre, de l’assemblée générale de l’UCIP. Les participants procéderont au renouvellement d’une partie du bureau mondial de l’organisation, ainsi qu’à l’élection du nouveau bureau de l’UCAP-Afrique, dirigé depuis 2005 par le Burkina-Faso. Pendant environ une semaine, les participants au congrès de l’UCIP réfléchiront sur la contribution de la presse pour l’avènement d’un monde «plus équitable et plus juste».
Le congrès de l’UCIP comporte aussi un volet excursion à la mare sacrée de Bazoulé et au musée de Manega. La mare sacrée de Bazoulé est située à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de Ouagadougou. C’est un endroit sacré plein de mystère où populations et crocodiles cohabitent ensemble depuis des générations. Quant au musée de Manega, il est localisé à 50 kilomètres au nord de Ouagadougou. Il compte notamment 500 masques sacrés ayant été utilisé lors de cérémonies de rituelles devant des morts, des dizaines de «Yakouta» ou pierres tombales à effigies d’hommes, datant de plusieurs millénaires, 200 Fusils à pierre d’avant souvent l’époque coloniale, etc.
Ouvert aux journalistes des autres religions
A l’occasion du congrès, l’UCIP récompensera les journalistes, catholiques ou non, qui se seront distingués dans le genre enquête, suite à un concours qu’elle lancera. Le congrès sera ouvert aux journalistes des autres confessions religieuses, car, a fait remarquer Rouamba, «le thème se rapportant à la paix, nul ne peut prétendre la construire tout seul». «Nous avons besoin de tous, chacun dans sa spécificité», a-t-il ajouté, notant que le comité d’organisation a entrepris des démarches auprès des responsables des autres confessions religieuses du pays, pour les impliquer dans les préparatifs et le déroulement du congrès.
En outre, a-t-il dit, les sections UCAP du Ghana, du Mali, et du Sénégal sont fortement impliquées dans l’organisation du congrès, qui est devenue une «affaire africaine».
La cérémonie d’ouverture, le 14 septembre 2010, devra être marquée par la présence de plusieurs chefs d’Etats africains, d’anciens chefs d’Etats et d’éminentes personnalités. «Nous souhaitons avoir un mot du président américain Barack Obama et la présence physique du président brésilien, Lula Da Silva, mais pour le moment, rien n’est encore confirmé», a précisé Rouamba, cité par le journal burkinabé en ligne www.fasozine.com. Depuis 82 ans, l’UCIP tient régulièrement et de façon triennale ses congrès mondiaux. (apic/ibc/bb)



