Un dialogue «profond» avec Mgr Sartain
Etats-Unis: Les religieuses positives sur la rencontre avec l’évêque chargé de réformer leur association
Orlando, 21 août 2013 (Apic) «Le dialogue a été profond, et nous espérons qu’il pourra continuer à ce niveau», a affirmé le 19 août 2013 la «Leadership Conference of Women Religious» (LCWR). La principale association de religieuses américaines avait rencontré, quelques jours plus tôt, Mgr Peter Sartain, chargé de réformer l’institution.
La LCWR a souhaité que le dialogue puisse aboutir à une solution qui maintienne son intégrité et qui soit «saine» pour toute l’Eglise.
C’est à l’occasion de leur assemblée annuelle, qui s’est déroulée du 13 au 16 août 2013 à Orlando, en Floride, que Mgr Sartain, a rencontré les religieuses, rapporte le 20 août 2013 l’agence d’information catholique américaine «CNS».
Il s’agissait de la première rencontre de ce type depuis la nomination par le Vatican de Mgr Sartain. Plusieurs entretiens avaient déjà eu lieu depuis la publication de l’évaluation doctrinale par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) en avril 2012, mais uniquement entre le prélat chargé de la réforme et la présidence de la LCWR.
Un évêque à l’écoute
D’après le communiqué de la LCWR, le prélat a passé beaucoup de temps à rencontrer les membres de l’assemblée et à écouter leurs préoccupations concernant les conclusions de l’évaluation doctrinale et le plan de réforme. Les entrevues ont permis «un échange profond et sincère sur les points de vue de chacun», a indiqué la LCWR. Selon l’association, qui regroupe près de 80% des 57’000 religieuses des Etats-Unis, les conversations auraient finalement abouti à une plus grande compréhension mutuelle entre les deux parties.
Le communiqué note toutefois que les religieuses ne sont pas au clair quant à la façon dont va se passer le travail avec l’évêque.
Les positions de la LCWR sur l’homosexualité et l’avortement en question
En 2012, au terme de trois années d’enquête, la CDF avait lancé un vaste programme de réforme concernant la LCWR. Il s’agissait de remédier aux «problèmes sérieux» que posaient des positions de certains de ses membres.
La CDF reprochait notamment à la LCWR son absence de soutien aux enseignements de l’Eglise en ce qui concerne l’ordination des femmes et l’homosexualité, ainsi que son «silence» concernant le droit à la vie de sa conception à la mort naturelle, une question qui fait partie du débat public animé sur l’avortement et l’euthanasie aux Etats-Unis. (apic/cns/arch/rz)



