Suisse: Le nombre de naissances hors mariage a continué d’augmenter en 2012, selon l'OFS

Un enfant sur cinq naît hors mariage

Neuchâtel, 4 juillet 2013 (Apic) En Suisse, les naissances hors mariage ont pratiquement doublé en dix ans. Et leur nombre ne cesse d’augmenter: en 2012, 16’600 naissances hors mariage ont été enregistrées, soit une progression de 6,2% par rapport à 2011, selon un communiqué de l’Office fédéral de la statistique (OFS) du 4 juillet 2013. La part des naissances hors mariage dépasse désormais les 20%.

Comparée à la moyenne de l’Union européenne (39,5% en 2011), la Suisse affiche toutefois encore un taux de naissances hors mariage relativement bas, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Avec la progression du nombre de naissances hors mariage, on observe également une hausse du nombre de reconnaissances d’enfants par le père. En effet, 16’200 reconnaissances ont été comptabilisées en 2012 contre 15’700 l’année précédente, soit une hausse de 3,6%. La majorité de ces reconnaissances (98,6%) sont effectuées sur déclaration volontaire du père.

Quant aux adoptions, elles n’ont cessé de diminuer en plus de 30 ans, passant de 1600 en 1980 à 500 cas en 2012. Leur évolution se poursuit toutefois en dents de scie; par rapport à 2011, les adoptions voient leur nombre légèrement augmenter (+0,8%). cw

Encadré:

Les IVG devraient continuer d’être remboursées

L’assurance maladie de base doit continuer de prendre en charge les interruptions volontaires de grossesse (IVG). Par 11 voix sans opposition, la commission de la santé publique du Conseil des Etats propose au plénum de suivre le Conseil national et de rejeter l’initiative voulant supprimer le remboursement des avortements, a-t-elle indiqué le 2 juillet 2013.

L’initiative «financer l’avortement est une affaire privée» a été lancée par les milieux opposés aux IVG. Elle vise à ce que l’intervention soit biffée du catalogue des prestations remboursées par l’assurance maladie de base.

Seules «de rares exceptions concernant la mère» seraient tolérées. Selon les initiants, il s’agirait notamment des cas de viols ou lorsque la vie de la femme enceinte est en danger.

Lors d’une conférence de presse à Berne le 6 décembre 2012, les évêques suisses avaient jugé que l’initiative populaire «Financer l’avortement est une affaire privée» n’était pas la bonne solution. «Nous sommes pour la protection de la vie dès sa conception, et cela n’a pas changé!», avaient-ils alors déclaré. (apic/com/cw)

4 juillet 2013 | 11:47
par webmaster@kath.ch
Partagez!