Kreuzlingen: L’enseignement de l’islam a débuté dans les écoles publiques

Un exemple pour une meilleure intégration

Kreuzlingen, 30 août 2010 (Apic) La commune de Kreuzlingen, au bord du lac de Constance, effectue depuis peu une expérience de l’enseignement de l’islam dans ses écoles publiques. Dans le contexte d’un projet pilote, 24 élèves de confession musulmane de classe de quatrième année reçoivent un enseignement sur leur religion, cela actuellement dans deux établissements scolaires de la ville. Le projet est prévu pour une durée de trois ans. A Kreuzlingen, 23% des élèves sont d’origine musulmane.

C’est une table ronde des religions organisée dans la commune des bords du lac de Constance en 2007 qui est à l’origine de cet enseignement de l’islam dans les classes primaires. Toutes les religions présentes à Kreuzlingen, ainsi que les autorités politiques et scolaires et la Haute Ecole pédagogique sont partie prenante du projet. Ces organisateurs se réjouissent qu’il ait fallu moins d’un pour mettre le projet sur pied.

Deux communautés rivales unies

C’est l’Association de l’enseignement de la religion musulmane (VIUK), fondée le 29 avril 2009, qui doit assumer la mise en œuvre du projet. Il est à remarquer que les deux communautés musulmanes présentes dans la ville sont représentées au sein de l’Association: la communauté musulmane albanaise et l’association musulmane turque. Cela prouve, selon un communiqué, que les deux communautés soutiennent le projet.

Durant trois ans, des élèves pourront dès lors suivre une leçon hebdomadaire d’enseignement religieux musulman dans deux ou trois établissements de Kreuzlingen. Cette année sera cependant réservée aux élèves de 4ème. L’enseignement se donnera en «Hochdeutsch» et sera public. L’imam Rehan Neziri, de la communauté musulmane albanaise, en assumera la responsabilité. Ce sont les programmes du Land allemand de Bavière qui feront référence pour cette première expérience. La première leçon a eu lieu le 20 août 2010.

Questions financières à régler

Un tiers des coûts de l’enseignement religieux est assumé par les parents, un tiers par les deux communautés et leurs mosquées. Le dernier tiers devrait être pris en charge par le groupe du projet et par des contributions d’organismes officiels, d’entreprises et de privés. La question du financement reste délicate, vu que les communautés musulmanes ne peuvent pas prélever d’impôt auprès de leurs membres.

Le projet de Kreuzlingen doit aussi montrer «si et comment l’enseignement de l’islam peut être financé». Il devrait également contribuer à l’identité religieuse et à l’intégration des enfants et de leurs parents d’origine musulmane. (apic/com/gs/js)

30 août 2010 | 16:31
par webmaster@kath.ch
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